Les factures des ménages et des entreprises seront plus légères dans les mois à venir, si le prix du gaz reste inférieur à 50 euros par mégawattheure. Et pour ceux qui disposent des tarifs fixés par Arera, le coût estimé le plus bas, sur une base annuelle pour une famille type, pourrait avoisiner les 600 euros : 234 euros pour le gaz, 363 euros pour l’électricité.
L’alarme des factures coûteuses est revenue ? « Peut-être avons-nous exagéré avec la panique de l’automne dernier, mais ce qui compte, ce sont les prix désormais en forte baisse », observe le président de Nomisma Energia, Davide Tabarelli, expliquant que c’est « le minimum depuis décembre 2021 et 6 fois moins que le pic à fin août à plus de 300 euros ».
En mars le point Arera sur le gaz
La baisse du gaz fait baisser le prix de l’électricité dans toute l’Europe et aussi en Italie. Les factures de gaz, qui sont fixées avec un mois de retard, seront décidées début mars par Arera « mais avec ces prix internationaux on peut estimer une baisse de 17% à 0,83 euro le mètre cube, un niveau jamais vu depuis l’été 2021, et pour les familles c’est une économie potentielle, sur une base annuelle, de 234 euros», souligne Tabarelli.
Pour la facture d’électricité en revanche, il faut attendre avril
La facture d’électricité, quant à elle, a un mode de calcul différent et est fixée à l’avance pour tous les trois mois suivants. La prochaine mise à jour de l’Arera aura lieu le 1er avril. “Avec ces prix, on peut espérer une baisse de 25% à 40 centimes le kilowattheure, avec des économies sur une base annuelle pour la famille type, qui consomme 2.700 kilowattheures par an, de 363 euros”, observe le président de Nomisma là encore, revenant ainsi avec les tarifs « aux valeurs de fin 2021 », mais ce sont toujours « des niveaux doubles par rapport à la moyenne de 20 centimes » sur laquelle les tarifs avaient fluctué ces dernières années, souligne Tabarelli.
Les effets en termes de baisse de l’inflation
L’effondrement des tarifs réglementés « comprime » le taux d’inflation qui « tombera largement sous les 10 % en mars », explique le président de Nomisma. Cependant, il est “trop tôt” pour déclarer “la crise terminée”, prévient-il. «Les prix internationaux du gaz sont toujours le double des moyennes à long terme et sont près de 5 fois les prix du gaz aux États-Unis, où, pour cette raison, les prix de l’énergie sont énormément inférieurs aux prix des ménages et, surtout, les entreprises doivent payer en Europe», Tabarelli précise.

