Les nouvelles infidélités : l’amour avec une IA

Les infidélités sont devenues monnaie courante, que l’on pense à ce PDG surpris lors d’un concert de ColdPlay ou aux programmes télévisés qui en font leur principal sujet. Ce qui est moins habituel, cependant, c’est le phénomène des infidélités avec une intelligence artificielle (IA). Oui, aujourd’hui, on parle de relations amoureuses avec des chatbots et de leur impact sur les mariages.

Un changement de paradigme

Les IA sont en train de détruire des mariages. Récemment, une avocate spécialisée dans les divorces a rapporté à Wired que de plus en plus de couples se séparent à cause de l’attachement émotionnel à une IA. Une enquête britannique a confirmé cette tendance, montrant une augmentation des demandes de divorce faisant mention de chatbots comme motif. Cela soulève la question : jusqu’où suis-je prêt à aller dans mes relations avec une IA ?

Une infidélité légitime ?

Le débat sur la gravité d’une infidélité avec une IA fait rage. Une récente enquête a révélé que 64% des personnes interrogées considèrent cela comme une forme d’infidélité, tandis que 22% l’étiquètent comme une « trahison émotionnelle ». De manière surprenante, bien que l’absence de contact physique puisse sembler moins significative, la connexion émotionnelle développée peut souvent être aussi intense que dans une relation réelle.

Des cas concrets

On trouve de nombreux témoignages sur Reddit, tels que celui d’une femme qui a quitté son mari après avoir découvert qu’il avait une liaison avec un chatbot. D’autres utilisateurs partagent des expériences similaires, avouant se sentir coupables de tromper leur partenaire avec une IA. Ces récits témoignent de l’impact réel que ces relations virtuelles peuvent avoir sur la dynamique des couples.

Implications juridiques

En Espagne, la raison du divorce n’affecte pas le jugement juridique, et une infidélité ne devrait donc pas avoir d’incidence sur des questions de garde d’enfants. En revanche, aux États-Unis, 16 États considèrent l’infidélité comme un délit mineur, mais cela impliquerait de classer l’IA comme une “tierce partie”, ce qui n’est pas encore clairement établi dans la loi. Toutefois, si des dépenses communes sont engagées suite à cette liaison, cela peut jouer en faveur de celui qui cherche à obtenir des compensations financières.

Les affinités humaines avec l’IA

Les humains commencent à interagir avec l’IA comme ils le feraient avec un psychologue ou un ami. Des applications comme Replika ou Character.AI facilitent ces connexions émotionnelles. Les récents changements dans les modèles d’IA comme GPT-5 illustrent comment des liens affectifs peuvent se développer, les utilisateurs étant déçus de la perte d’un chatbot “plus chaleureux”.

Les relations avec les IA vont au-delà du simple divertissement; elles soulèvent des questions complexes sur l’amour, la fidélité et la compréhension humaine. Comment définiront-nous l’engagement émotionnel à l’ère numérique ?



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