Réduction des droits d’accise sur les carburants de 8,5 cents pendant un mois. S’appuyant sur une loi en vigueur depuis 2007, le projet d’arrêté ministériel Mef-Mite le prévoit, qui introduit la réduction “jusqu’au trentième jour” à compter de la date de publication de l’arrêté, des droits d’accise sur “l’essence, le gaz et le gazole huiles, gaz de pétrole liquéfié (GPL) », utilisés comme carburant. Pour la réduction, on utilisera “308,17 millions d’euros” de recettes de TVA plus élevées pour le dernier trimestre 2021. Les droits d’accise sur l’essence s’élèveront à 643,24 euros par millier de litres, sur le diesel à 532,24 euros par millier de litres ; sur le GPL à “182,61 euros par millier de kilogrammes”.

Les baisses des accises sur les carburants de 8,5 centimes prévues dans le projet d’arrêté ministériel Mef-Mise entraîneront une baisse plus importante des prix à la consommation, égale à environ 10 centimes. En effet, la TVA à 22% est également calculée sur les accises. En l’ajoutant à la réduction des droits d’accise, il s’élève à environ 10,3 cents.

Factures de primes sociales pour plus de 5 millions de familles

Le projet de décret pour contrer « les effets économiques et humanitaires de contrer la crise ukrainienne » qui sera sur la table du Conseil des ministres compte plus de trente articles. Parmi les mesures, des interventions sur les factures – des acomptes aux primes sociales – pour renforcer le pouvoir doré, pour le transport routier et pour le tourisme et des mesures pour calmer les matières chères dans les marchés publics.

Bon nombre des mesures visant à freiner la ruée vers les carburants et les factures n’ont pas été discutées en salle de contrôle mais seront abordées directement en Conseil des ministres car elles sont “sensibles au marché”, donc, par souci d’opportunité, les bourses sont devrait fermer. Plus de 5 millions de familles, soit environ un million de plus, seront aidées dans leurs factures grâce à l’extension de la prime sociale : selon ce qu’on apprend de sources ministérielles, ce serait l’un des points abordés lors de la salle de contrôle entre Mario Draghi et les chefs de délégation. La mesure relèvera le plafond de l’Isee ce qui permettra de “protéger” environ 5,2 millions de familles, contre 4 millions actuellement. Les augmentations de la facture devraient être stérilisées pour les familles qui ont un plafond Isee de 12 000 euros.

Prolongation du crédit imposé aux entreprises sur l’énergie et le gaz

Des contributions aux entreprises sous forme de crédit d’impôt pour l’achat d’électricité et de gaz également au deuxième trimestre 2022. Deux articles du projet encore à définir le prévoient. La mesure s’adresse aux entreprises qui ne font pas partie de celles qui consomment beaucoup d’énergie. Une “contribution exceptionnelle, sous forme de crédit d’impôt”, est prévue, dans un pourcentage non encore défini, sur les dépenses engagées pour l’achat de la composante énergie et gaz (mais pas celle destinée à l’usage thermoélectrique) si celle-ci a augmenté de plus de 30% de leur prix au premier trimestre 2022 par rapport à la même période de 2019. Dans un autre article, il est précisé que le crédit d’impôt reconnu aux entreprises énergivores et à celles à forte consommation de gaz naturel est transférable (également aux établissements de crédit et autres intermédiaires financiers ), avec deux ventes supplémentaires, mais uniquement en faveur de banques et d’intermédiaires financiers.



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