Les régulateurs pourraient se précipiter pour sceller une fusion entre les deux plus grandes banques suisses dans un contexte de turbulences dans le secteur, selon le rapport. La Banque nationale suisse (BNS) et le régulateur Finma considèrent le rachat par UBS comme le seul moyen de maîtriser les problèmes croissants du Credit Suisse, rapporte samedi le Financial Times, citant des sources anonymes impliquées dans les négociations.
L’urgence découle du fait que les investisseurs continuent de retirer de l’argent du Credit Suisse, qui a enregistré des sorties de près de 11 milliards de dollars par jour au cours de la semaine dernière. BlackRock a déjà été mentionné comme un autre candidat possible, mais a depuis nié être impliqué dans une prise de contrôle. Le Credit Suisse a refusé de commenter le rapport, tandis qu’UBS n’a pas répondu à une demande de Barron’s.
Le Credit Suisse a été aux prises avec une multitude de problèmes au cours des dernières années, allant des inquiétudes concernant ses contrôles financiers aux enquêtes réglementaires, en passant par les revers juridiques et plusieurs trimestres de pertes stupéfiantes qui ont laissé les investisseurs dans le doute quant à sa survie. Mais le calendrier d’une solution s’est nettement accéléré ces dernières semaines en raison des faillites de banques aux USA, notamment la Silicon Valley Bank (SVB).
La fermeture de SVB a suscité des inquiétudes mondiales concernant le secteur, incitant de nombreux clients à retirer leurs fonds, exerçant une pression particulière sur les actions des banques les plus faibles dans un contexte de fortes fluctuations du marché. Les actions du Credit Suisse ont baissé de plus de 17% au cours des cinq derniers jours de bourse et ont perdu plus d’un tiers de leur valeur jusqu’à présent en 2023. L’action UBS a également été touchée par la liquidation des valeurs financières, chutant de plus de 7% au cours de la semaine dernière.
Selon le Financial Times, les pourparlers se concentrent désormais sur les concessions qu’UBS entend faire en cas de deal. La banque veut être en mesure d’introduire progressivement toutes les règles de capital mondiales et de se protéger des frais juridiques en cours, dont le Credit Suisse a déjà mis en garde et qui pourraient leur coûter environ 2 milliards de dollars.
FRANCFORT (Dow Jones)
L’effet de levier doit être compris entre 2 et 20
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