1/2 Dick Jaspers. (Photo : Ton Smilde)
Les trois bandes sont ennuyeuses ? Les participants au Masters 2025 au Théâtre Berlicum Benelux montrent que le temps de rester assis dans la salle est révolu depuis longtemps. Si le titre néerlandais est remporté par un Brabander dimanche, ce sera très amusant. Cette chance est assez élevée, car cinq des huit quarts de finalistes viennent de notre province. “En Frise, ils sont bons en patinage, dans le Brabant il y a de bons joueurs de billard”, déclare Dick Jaspers, 22 fois champion des Pays-Bas.
Jaspers est le favori pour le titre néerlandais cette semaine. Le quintuple champion du monde originaire de Sint Willebrord s’est préparé pour le Masters, autre nom des Championnats Nationaux, sous le soleil mexicain où il a fait des démonstrations. « Je n’ai aucun mal à me motiver, car j’adore ce sport. C’est mon travail, même si cela ressemble à un passe-temps. Je remarque que cela demande beaucoup d’énergie. C’est très normal, car j’aurai 60 ans cette année.
“J’apprécie les bons matchs.”
Jaspers jouera les demi-finales dimanche à 11h. Il n’est pas évident qu’un nouveau titre soit ajouté. « Le niveau aux Pays-Bas est très élevé et de bons jeunes joueurs émergent. Ce n’est que bien, car j’aime les bons matchs. Je me mets au défi chaque année d’être le meilleur.
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Ce qui ressort du Masters à Berlicum, c’est l’atmosphère détendue. Par exemple, tous les joueurs entrent dans leurs matchs avec une chanson de leur choix, copiée sur les fléchettes il y a des années. La Roosendaler Adrie Demming, par exemple, est entrée dans la salle avec une guitare et a interprété une chanson du groupe de rock américain Kiss.
Jaspers estime que les mesures visant à améliorer l’atmosphère sont positives, mais estime qu’il ne faut pas exagérer. «Cette émergence est une belle évolution dans laquelle les Pays-Bas montrent la voie. Mais le billard reste un sport où il faut se concentrer. Cette concentration ne doit pas être compromise, car votre match commence rapidement.

“Agréable et confortable avec un verre dans les tribunes.”
Jean van Erp (51 ans) de Heeswijk-Dinther est quelqu’un qui crée une atmosphère. Il a un public fidèle qui se fait entendre. « Il y a une atmosphère un peu plus détendue au 3 bandes depuis une dizaine d’années. Agréable et cosy avec un verre dans les tribunes. Une bonne mesure, car il y a des gens qui ne viendront pas dans une salle de billard s’ils n’ont pas le droit de dire quoi que ce soit. Tout comme au tennis, il peut y avoir beaucoup de bruit entre les points. Mais quand quelqu’un joue, c’est complètement silencieux.
L’ancien champion néerlandais, qui travaille sur le terrain, espère que les jeunes s’intéresseront davantage à ce sport. « Nous avons tellement de bons joueurs en Brabant, peut-être à cause de l’ambiance brabançonne ? Le fait est que le billard disparaît de plus en plus du secteur de la restauration. Au lieu de cela, il va aux centres communautaires, entre autres. Il y a un risque que les jeunes y soient moins en contact. Mais à Heeswijk-Dinther, ils montrent qu’ils peuvent créer un groupe de jeunes en mettant leurs épaules au volant.»

L’organisateur du Masters, Harry Mathijssen, envisage l’avenir avec optimisme. « Je dirige un magasin de billard et je constate que ce sport est populaire. De nombreux joueurs de billard ne sont affiliés à aucune association, mais pratiquent simplement ce sport pour le plaisir.
Le Berlicummer fait une comparaison avec les fléchettes. « Ce sport était dans le marasme il y a des années, mais il s’est énormément développé grâce à une bonne approche. Nous ne nous attaquons pas aux fléchettes, mais l’image d’un sport gris et ennuyeux n’est certainement pas correcte. Le billard se développe dans le monde entier. Il y a plus à gagner dans divers pays et nous voyons des talents émerger dans notre propre pays. Nous n’avons rien à redire sur l’intérêt du public pour ces Masters. Le théâtre est plein depuis le début mercredi.



