Les analyses de l’Unité d’information financière (Uif) de Bankitalia, l’organisme de lutte contre le blanchiment d’argent dirigé par Claudio Clemente, confirment également une tendance à la hausse du phénomène avec une référence particulière à la zone territoriale. Les 128 Sos (rapports pour transactions suspectes) des autorités locales arrivés en 2021, bien que petits par rapport à ceux des autres sujets obligés – par le décret législatif 231/2007 -, ont eu une réponse d’enquête dans 36% des cas, mettant en lumière des rapports opaques au niveau régional entre la politique, l’entrepreneuriat et les fonctionnaires chargés des procédures administratives pour la délivrance des autorisations et des concessions. Un problème répandu sur tout le territoire national mais encore plus grave dans le Sud, où le taux de corruption est plus élevé, comme l’enregistre également l’Anac. Parmi les nombreuses activités d’enquête, en Italie c’est donc encore la corruption qui occupe le plus grand gaspillage d’énergie. Un chiffre encore plus grave si l’on considère que, toujours sur le quinquennat de référence, le Gdf a constaté une fraude à hauteur de 19,4 milliards pour responsabilité administrative pour préjudice fiscal, contestée à l’encontre de 27 296 agents publics.

Fonds structurels et incitations

Sur la même période, les fraudes aux fonds structurels et aux incitations aux entreprises ont conduit à la constatation d’un total de 1,3 milliard d’euros. A cette somme, il faut ajouter 235,2 millions, soit la valeur de la fraude constatée sur les subventions lancées à partir de 2020, comme les prêts garantis (pour 213,1 millions) et les subventions non remboursables Covid (pour 22 millions) versées avant tout aux populations de Numéros de TVA.

Les cas découverts sont différents. Il y a l’entrepreneur lombard qui a utilisé 8 700 € de fonds bancaires adossés à une garantie pour acheter une montre Rolex et rembourser des dettes personnelles, mais aussi un groupe de la Vénétie et du Latium qui avait empoché 4,3 millions de prêts anti-Covid puis en partie disparu des comptes courants en Albanie, en Roumanie, au Royaume-Uni, en République tchèque et en Hongrie.

Vérifie les personnes fragiles

Du ticket santé au revenu de citoyenneté, jusqu’aux dépenses de sécurité sociale et autres prestations sociales. Enfin, ce sont les secteurs où la fraude se cache, bien que dans une moindre mesure en valeur globale. La valeur constatée de ces infractions dans le secteur de la santé (y compris la contravention) est égale à 361,5 millions, 211,3 millions dans le domaine de la sécurité sociale et 303 millions pour les prestations sociales.



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