La course à la compensation entre crédits d’impôts et dettes se poursuit. Au premier semestre 2022, le recours à la remise à zéro des impôts ou cotisations dus à l’aide d’éventuels crédits d’impôt a enregistré une hausse, par rapport à la même période de 2021, de près de 3 milliards (2,97 milliards pour être exact). Une augmentation en termes de pourcentage de 19,7% entre les compensations fiscales directes et indirectes et qui en valeur absolue dépassent légèrement les 18 milliards au total.

La poussée du paquet d’aide

Le paquet d’aides substantiel sous forme de crédits d’impôt que le gouvernement a mis en place pour soutenir avant tout les entreprises et les numéros de TVA touchés, d’abord par la crise sanitaire du coronavirus et les fermetures forcées annexes, puis par la cherté de l’énergie et des matières premières et par l’inflation qui est revenu voler surtout avec la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Il suffit de penser au premier décret-loi et aux crédits d’impôt accordés aux entreprises gazo-intensives, dites gazivores, pour atténuer le prix des factures au premier trimestre 2022.

COMMENT L’UTILISATION DES CRÉDITS D’IMPÔT ÉVOLUE

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Compensation TVA et impôts indirects

Au cours des six premiers mois de l’année, toujours selon les données publiées par d

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des Finances avec le bulletin des recettes fiscales et cotisations de la mi-août, la plus forte croissance est enregistrée sur la compensation de la TVA et des impôts indirects avec plus de 11 milliards utilisés et un écart, par rapport à 2021, de 2,56 milliards égal à plus 27,9 pour cent. Une dynamique qui, par rapport au premier semestre 2021, a peut-être aussi été affectée par le rétablissement intégral des délais de paiement pour les contribuables en général après les suspensions aménagées pour faire face aux difficultés économiques liées à la pandémie.

La limite maximale à 2 millions

Il y a cependant un autre aspect qu’il ne faut pas oublier. Le plafond d’indemnisation après être passé de 700 mille euros à un million en 2020 est passé à 2 millions en 2021 et s’est stabilisé à ce niveau cette année. Cela a permis de libérer “l’espace fiscal” notamment pour les contribuables qui accumulent systématiquement des crédits, comme dans le cas des préposés à la retenue, ou des entreprises et opérateurs TVA plus directement concernés par le paiement fractionné et l’autoliquidation : deux mécanismes anti-fraude qui, malgré l’obligation de facturation électronique (et depuis peu avec son extension), ils sont maintenus et impliquent une position créditrice systématique.

L’aide anti-inflationniste

Mais, comme prévu, la forte poussée incitative pèse lourdement sur le système d’indemnisation, à la fois avec les mesures lancées à l’ère du Covid, avec les primes à la construction et désormais avec les mesures destinées à contrebalancer (ne serait-ce qu’en partie) la lourdeur du prix de l’énergie. augmentations qui ont touché les entreprises (voir les services pages 2 et 3). Il suffit de regarder le passé très récent pour s’en rendre compte. En 2021 (comme il ressort des données rapportées dans le rapport de la Cour des comptes sur le compte général de l’Etat), le poids du poste des avantages fiscaux (environ 11,6 milliards) sur la rémunération totale (égale à plus de 68,6 milliards avec un augmentation de 14,4% par rapport à 2020) était de 17%. De fait, un effet « monnaie fiscale » s’est fait sentir avec la possibilité de profiter de divers crédits d’impôts en se rendant en caisse pour payer les procurations de paiement avec F24.



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