La Mobilisation des Producteurs et Commerçants en Bolivia

Des centaines de producteurs, commerçants et artisans ont envahi les rues de La Paz ce lundi, brandissant des drapeaux blancs pour exprimer leur mécontentement face aux barrages routiers en cours depuis début mai. Ces blocages sont orchestrés par des groupes qui exigent la démission du président bolivien, Rodrigo Paz. Les conséquences de ces protestations sont lourdes, avec des pertes économiques considérables, des fermetures d’entreprises et des licenciements.

Slogans et Réclamations

La marche a traversé divers quartiers commerciaux jusqu’à atteindre le centre historique, siège du gouvernement et du législatif, avec la phrase d’ordre : “Non au blocage, oui au travail.” Edwin Fernández, président de la Confédération Nationale des Micro et Petites Entreprises (Conamype), a déclaré que ces manifestations nuisent à “90%” de la population active, qui compte sur des revenus instables.

Impact Économique Des Blocages

Selon Fernández, les petites entreprises de La Paz et El Alto ont été contraintes de licencier de nombreux travailleurs à cause des pénuries de fournitures et des pertes financières “milliardaires.” La Cámara Nacional de Industrias (CNI) a estimé que les pertes globales pour l’économie bolivienne dépassent 2.340 millions de dollars, tandis que les représentants des commerçants évaluent le préjudice à environ 1.200 millions de dollars.

Les Conséquences Socio-Économiques

Les blocages ont induit une pénurie et une augmentation des prix alimentaires, ainsi qu’une scarcity de biens essentiels tels que les combustibles, les médicaments et l’oxygène médical. Ces éléments sont cruciaux pour le bon fonctionnement des hôpitaux.

Une Réponse à la Mobilisation

Dans un discours incisif, Marcelo Fernández, un producteur d’El Alto, a exprimé son indignation, promettant que le secteur productif sortirait pour débloquer les routes, s’opposant fermement à un groupe de syndicalistes qui, selon lui, nuit au pays.

Le Contexte Politique et Social

Les révoltes et blocages sont soutenus par des agriculteurs de La Paz, la Central Ouvrière Bolivienne (COB), et les partisans de l’ex-président Evo Morales, qui exigent sa démission comme seule revendication, tout en rejetant le dialogue.

Le gouvernement a accusé Morales de financer ces manifestations avec des fonds liés au narcotrafic, appelant les dirigeants à ne pas se laisser “utiliser” par l’ancien président.

Les Efforts du Gouvernement

Le président Paz, qui fête aujourd’hui ses sept mois en fonction, a signé une loi réglementant les états d’exception. Cependant, cette promulgation ne prend pas effet immédiatement, car un décret validé par le législatif est encore requis.

En Résumé

Les récentes tensions ont coûté la vie à au moins dix personnes, dont sept qui n’ont pas reçu de soins médicaux à temps durant les blocages. Ces événements tragiques soulignent l’urgence d’une solution pour favoriser le dialogue et mettre fin à la spirale de violence et de mécontentement.



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