La valeur des chèques essence remis par les employeurs privés aux salariés, dans la limite de 200 euros par travailleur, ne contribue pas à la formation de revenus du travail. C’est l’une des innovations contenues dans la disposition par laquelle le Conseil des ministres intervient pour atténuer les effets des prix élevés du carburant. A y regarder de plus près, sur la base des premières indications, il s’agit de la prolongation d’une mesure déjà envisagée par le décret législatif 21/2022 et désormais étendue à la période janvier-mars 2023.

Hors administrations publiques

Dans la circulaire no. La loi 27/E de l’Agence du revenu émise l’année dernière précise quels employeurs et travailleurs sont concernés par l’avantage, les modalités de versement et les règles à suivre dans le cas où ils sont reconnus comme prime de performance. En vertu de la loi, les employeurs privés peuvent accéder à la prestation. Dans le détail, le document de pratique précise que les sujets qui n’exercent pas d’activité commerciale et les travailleurs indépendants entrent également dans le champ d’application, à condition qu’ils aient leurs propres salariés. En revanche, les administrations publiques sont exclues de la subvention.

Aucun arrangement préalable requis

Quant à la catégorie des travailleurs bénéficiaires de chèques essence, il est indispensable qu’ils soient titulaires de revenus du travail. Considérant que la disposition vise à indemniser les salariés d’employeurs privés pour les frais plus élevés encourus suite à l’augmentation du prix du carburant, les chèques peuvent être payés par l’employeur immédiatement, sans qu’il soit besoin d’accords contractuels préalables.

Comment profiter des bonus

Les bons d’essence sont des débours payés par les employeurs privés à leurs employés pour le ravitaillement en carburant des véhicules à moteur (tels que l’essence, le diesel, le GPL et le méthane). Sur ce point, la circulaire précise que la fourniture de bons (ou titres assimilés) pour la recharge des véhicules électriques a également droit à la facilitation. La prime essence de 200 euros ne contribue pas à la formation des revenus des salariés et représente une facilité supplémentaire par rapport à celle générale déjà prévue par l’article 51 du Tuir ; elle doit donc être comptée séparément des autres prestations. Il s’ensuit que, pour bénéficier de la défiscalisation, les biens et services fournis pendant la période imposable par l’employeur à chaque salarié peuvent atteindre une valeur de 200 euros pour un ou plusieurs chèques essence et une valeur de 258,23 euros pour tous les autres biens et services (y compris les bons d’essence supplémentaires).

Aucune limite de revenu

Selon les anciens critères établis, tout le monde peut bénéficier de la prime quel que soit son salaire, étant donné que l’octroi de la prime n’est pas lié à des plafonds de revenus. Aucune demande n’est requise de la part du salarié pour l’obtenir : l’employeur décidera s’il le rémunère et combien.



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