Le jugement de l’ARA San Juan entre dans sa dernière phase

Contexte du procès

Après une semaine de pause, le procès concernant le naufrage du ARA San Juan reprend son cours dans les tribunaux fédéraux de Río Gallegos, dirigé par le Tribunal Oral Federal de Santa Cruz sous la présidence du juge Gabriel Reynaldi. Ce procès a déjà vu se dérouler 24 audiences et a eu un rythme moyen de cinq témoins par jour. Cette semaine marque la dernière opportunité de produire des preuves, notamment avec la comparution d’officiers supérieurs retraités de la Marine, qui ont joué des rôles importants dans des analyses techniques sur les circonstances du naufrage et de ses 44 membres d’équipage.

Témoignages des officiers supérieurs

Les témoins de cette semaine incluent quatre officiers retraités. Le lundi, le capitaine de navire (RE) Arturo Marfort et le contreamiral (RE) Gustavo Trama témoigneront. Le mardi, le contreamiral (RE) Alejandro Kenny et le capitaine de navire (RE) Jorge Bergallo suivront. Trama, Kenny et Bergallo ont face au procès, un lien particulier avec la Commission Consultative du ministère de la Défense, qui a été mise en place lors de la gestion de l’ancien ministre Oscar Aguad. Leur rôle était d’examiner la documentation et d’évaluer les différentes hypothèses concernant les causes de l’implosion du sous-marin, localisé un an plus tard à 907 mètres de profondeur.

Bergallo, en particulier, est poignant étant le père de Jorge Ignacio Bergallo, le second commandant du ARA San Juan, qui a été promu à titre posthume.

Enquête et rapports

Le capitaine Marfort a également agi en tant qu’expert technique au sein du Conseil Général de Guerre après l’excuse du chef de la Marine, José Luis Villán. Ce processus disciplinaire a abouti à des sanctions contre plusieurs membres de la chaîne de commandement naval, concluant en 2021.

Les rapports rédigés par Marfort et la Commission Consultative couvrent les éléments essentiels débattus pendant le procès. Ils reconstruit la séquence d’événements qui ont conduit au naufrage, évaluant divers scénarios et attribuant des probabilités aux différentes hypothèses sur les causes de la perte du sous-marin.

Accusations et implications

Le mercredi, le contreamiral (RE) Luis López Mazzeo, ex-commandant de l’entraînement et de la préparation de la Marine, sera également entendu. Il fait face à des accusations d’incapacité à respecter les obligations de fonction publique, en plus d’autres chefs d’inculpation.

D’autres accusés incluent Claudio Villamide, ancien commandant des Forces de sous-marins ; Héctor Alonso, ex-chef d’état-major, et Hugo Correa, ancien chef d’opérations. Les accusations sont graves, englobant des délits en concours idéel.

Réactions des familles

Le lendemain, les familles des 44 membres d’équipage auront l’opportunité de s’adresser aux juges pour exprimer leurs réflexions et leurs revendications concernant l’affaire. Le procès se dirige vers sa phase finale, avec un plaidoirie de la procureur prévue pour le 22 juin et des plaidoiries des parties civiles les jours suivants.

Perspectives d’avenir

L’issue de ce procès pourrait avoir des répercussions significatives non seulement pour les victimes et leurs familles, mais aussi pour l’ensemble de la Marine et la gestion des opérations sous-marines en Argentine. Les débats continuent d’être une source de préoccupation pour de nombreux citoyens, rappelant des enjeux de responsabilité et de prévention des catastrophes futures. Ce cas illustre l’importance cruciale d’une gouvernance transparente et responsable dans la conduite des opérations militaires.



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