Une consommation des ménages faible mais résiliente
Les dépenses des familles resteront essentiellement stables au second semestre 2023. Cela entraînera une croissance moyenne sur l’année égale à la valeur déjà acquise de +1,2%. La consommation des ménages augmentera à nouveau en 2024, avec plus de dynamisme au second semestre, dans le sillage de la baisse de l’inflation et donc du rétablissement du pouvoir d’achat, ainsi que portée par une amélioration des conditions économiques et par un dynamique salariale plus soutenue, et enregistrera une croissance moyenne de +0,6% sur l’année.
L’inflation ralentit
La dynamique des prix à la consommation en Italie continue de ralentir progressivement à partir de décembre 2022, pour tomber à +5,3% par an en septembre 2023. Une valeur encore élevée par rapport à l’objectif de 2,0% de la BCE (graphique 18), mais nettement plus favorable que les records atteints en 2022 (+11,8% en octobre et novembre). La variation acquise pour la moyenne 2023 est égale à +5,7%.
Dans le scénario CSC, qui intègre une hausse modérée des prix du gaz par rapport aux plus bas de juillet, l’inflation continuera de ralentir (surtout dans les derniers mois de 2023, grâce à un « effet de base » favorable), revenant en ligne avec l’objectif de +2,0% en fin d’année. En moyenne, il s’établirait à +5,8% (contre +8,1% en 2022), avec une révision à la baisse de -0,5 point par rapport au scénario CSC de mars. En 2024, maintenant que le long ralentissement est terminé, l’inflation devrait se maintenir autour des valeurs de fin 2023, s’établissant à +2,1% en moyenne.
Crédit en forte baisse
Les prêts bancaires aux entreprises en Italie diminuent rapidement (-6,2% par an en août 2023), après avoir atteint des taux de croissance élevés jusqu’à mi-2022 (pic à +4,8% en août).
Un changement brutal, rarement observé dans les séries historiques de crédit, dû principalement à la hausse rapide des taux d’intérêt décidée par la BCE au cours de cette période. En 2023, la liquidité des entreprises, mesurée par la valeur des dépôts bancaires, a diminué rapidement (-5,6 % par an en août), renouant avec la tendance d’avant la pandémie.

