CC’était en 1998, lorsque la nouvelle de la mort subite de Lucio Battisti arriva le 9 septembre.. Et à l’occasion du 25ème anniversaire de sa disparition, ce soir à 21h25 sur Rai 2 il sera diffusé sur First TV Lucio comme ami. En souvenir de Battisti. Un documentaire qui rendra hommage à l’extraordinaire carrière de l’un des chanteurs les plus brillants et innovants de la musique italienne.
Lucio comme ami. En souvenir de Battistila doc est sur Rai 1
A l’occasion du 25e anniversaire de sa mort, le docufilm événement arrive sur Rai1 Lucio comme ami. En souvenir de Battisti, créé et écrit par Maite Carpio et produit en collaboration avec Rai Documentari. Un événement spécial qui tentera de raconter l’aventure humaine et artistique complexe de Lucio Battisti, à travers de vastes archives italiennes et internationales, pour certaines inédites. Avec la mémoire de ceux qui l’ont connu, en premier lieu Mogol, son compagnon d’art et d’aventure. Mais aussi chers amis et collaborateurs historiques tels que Pietruccio Montalbetti de Dik Dik, Roby Matano, Gianni Dall’Aglio, Mario LavezziFranco Daldello, Mara Maionchi, Caterina Caselli, Adriano Pappalardo, Franco Mussida et Tony Cicco de Formule 3. Tous ensemble, ils accompagneront le spectateur à découvrir le « mystère Battisti », figure centrale de la culture musicale de tout un pays, qui cependant, il a rejeté les célébrités et la visibilité pour rester fidèle à lui-même.
Un témoin exceptionnel sera Giulio Rapetti, alias Mogol, au centre d’une longue interview qui retracera l’amitié et la longue collaboration de ce couple créatif mémorable. Qui depuis près de vingt ans a ciselé des joyaux absolus de la musique italienne dans des albums comme Notre cher ange, âme latine Et Une journée sombre. Pour ponctuer l’histoire, les chansons qui ont révolutionné le panorama musical italien, pour beaucoup interprétées par la voix de Battisti lui-même, mais aussi grâce performances exclusives de Gianluca Grignani, Noemi, Giovanni Caccamo et Giusy Ferreri. Sous la direction artistique du Maestro Enrico Melozzi, ils interpréteront, chacun avec leur style unique et personnel, quatre chansons : L’heure de mourir, Aime-toi un peuÉmotions Et je vais vivre. Quatre succès tirés d’un répertoire qui représente un unicum dans l’histoire de la musique, capable de parler encore aujourd’hui à des générations entières.
Mogol dans une scène de « Lucio for Friend. En souvenir de Battisti”. (Bureau de presse de la Rai)
Un génie qui détestait les feux de la rampe
Né à Poggio Bustone en 1943, cette année, Lucio aurait eu 80 ans s’il s’agissait d’une grave maladie rénale, si elle n’avait pas été guérie en 1998, à seulement 55 ans. Pendant quelque temps “reclus” dans sa villa de la Brianza, le chanteur n’a jamais quitté la maison ces dernières années mais son souvenir était plus vif que jamais. Cimenté par des décennies d’albums et de chansons qui sont entrées à jamais dans l’imaginaire collectif. Et dire qu’avant lui, la musique italienne était encore “coincée” dans l’après-guerre, toute tournée vers de belles mélodies et des voix à la Claudio Villa. Pas par hasard Il faudrait des années à Lucio pour s’imposer comme chanteurrejeté par presque toutes les maisons de disques pour sa voix si éloignée des canons de l’époque.
Lucio Battisti dans les années soixante. (La Presse)
Un ton rude et passionné qui pourtant, à partir de la fin des années 60, va révolutionner toute la scène discographique aussi grâce aux paroles de Mogol. Moderne et innovant du point de vue des mots et du contenu. Lucio était également un innovateur en ce qui concerne le choix des genres musicaux. Fan passionné de funk Motown, Battisti sera le premier en Italie à apporter des rythmes américainscréant une combinaison unique d’écriture italienne et de mélodies soul.
Mais après les premières années de participations télévisées, de premières places dans les classements et de séances photo, à partir de la seconde moitié des années 70, Lucio disparaît peu à peu des projecteurs et cesse d’apparaître à la télévision et de donner des interviews.. “Si je réalisais que j’étais sur le point d’être englouti par le système, je suis sûr que j’abandonnerais tout”, a-t-il déclaré. Et c’est ce qu’il a fait. Refusant d’apparaître et de donner des concerts, mais sans cesser, comme Mina, de faire des disques, jusqu’au jour de sa mort.
Batailles juridiques récentes
Cependant, 25 ans après sa mort, les controverses et les batailles font toujours rage autour de l’héritage artistique de Battisti., Sony Music faisant une demande d’indemnisation de 8,5 millions d’euros aux héritiers. C’est-à-dire sa femme Grazie Letizia et son fils Luca. La raison du litige ? Pour le major, ainsi que pour Mogol, également président du SIAE, les héritiers de l’auteur-compositeur-interprète seraient coupables d’avoir révoqué le mandat SIAE pour l’utilisation en ligne des œuvres musicales de Lucio Battisti. Empêcher effectivement Sony de commercialiser ses chansons sur les principales plateformes numériques et entraver également l’exploitation des œuvres musicales de Lucio Battisti et leur utilisation dans des publicités.
Cependant, on apprenait il y a quelques jours que la Cour d’appel de Milan, comme lors du premier procès, a confirmé la même ligne. Rejeter la demande d’indemnisation de Sony et condamner le label à payer les frais de justice. Sony a déjà annoncé ce qu’il ferait appel à la Cour suprême. Pour le moment, seules les chansons enregistrées par son Mogol-Battisti sont disponibles dans les bibliothèques numériques, tandis que la “période Sony”, c’est-à-dire les chansons publiées de 1982 à 1998, ne sont malheureusement pas disponibles en ligne.
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