Un pacte du centre-droit uni pour gagner les européennes 2024 avec un œil aussi sur les nationalistes de Marine Le Pen: la proposition de Matteo Salvini, ministre des Infrastructures et des Transports et leader de la Ligue, il avait tout de suite semblé une fuite en avant et une position en dissonance avec le plan de Giorgia Melon qui en vue du 9 juin 2024 travaille à une alliance entre Conservateurs Et Populaire qui exclut les socialistes.
Les alliés ont gardé un silence quelque peu gêné, interrompu seulement par quelques déclarations. Après quelques jours, cependant, voici la position claire de Forza Italia avec Antonio Tajani “Un accord avec l’AfD et avec le parti de Mme Le Pen nous est impossible”, a précisé le ministre des Affaires étrangères et vice-Premier ministre.
Meloni à Varsovie avec les Conservatoires Européens
Sur la proposition de Salvini d’unir le centre-droit Giorgia Melon dit-il, dans une interview avec le Corriere della Sera, “il est temps de réfléchir”. En attendant, le premier ministre est attendu mercredi à Varsovie pour ce qui est sur le papier un séminaire du groupe des conservateurs et réformistes européens (ECR), mais en perspective il a toutes les apparences d’une conférence pour mettre en place le plan d’action vers l’Union européenne 2024.
Les conservateurs de toute l’UE se réuniront dans la capitale polonaise du 4 au 9 juillet avec à l’honneur la ligne de leur présidente, Giorgia Meloniet sur cet axe encore hypothétique avec le Parti populaire européen pour tenter de rompre l’équilibre au sein du Parlement européen.
Les différentes positions des âmes de tout l’échiquier politique de droite pèsent sur l’hypothèse, ainsi que les contestations en vue du vote polonais attendu à l’automne. Le séminaire intervient au lendemain de l’alliance renforcée entre les deux éminents Visegráds, la Pologne et la Hongrie, contre les décisions de l’UE en matière de migration. Une opposition que même la médiation acharnée de Meloni n’a pas réussi à endiguer. Et cela pourrait affaiblir l’hypothèse d’un rapprochement avec les Popolari, qui ont déjà souligné que le Premier ministre italien risquait de rester “coincé” avec des alliés de l’UE jugés peu fiables.

