L’ex-employé a dû indemniser les frais de justice de la société de sécurité de l’information de plus de 30 000 euros.

F-Secure est une société finlandaise qui propose des solutions de sécurité des informations pour divers appareils. Outi Järvinen / Kauppalehti
Un homme étranger a commencé à travailler chez le finlandais F-Secure Oyj à l’automne 2015. Selon l’entreprise, des problèmes importants avaient été détectés dans le travail de l’homme depuis longtemps. L’employé avait reçu un avertissement et s’était déjà vu présenter un accord de licenciement en 2016.
La relation de travail s’est finalement terminée par un licenciement à l’été 2019. L’homme avait reçu un deuxième avertissement en avril 2019. Après cela, il était parti en congé de maladie et, à son retour, avait refusé d’exercer ses fonctions pendant quatre jours.
L’homme a refusé de participer à l’audience du 12 avril qui portait sur la rupture de sa relation de travail. Après cela, il a été libéré de l’obligation de travailler et immédiatement escorté hors des locaux de l’employeur.
En raison de la gravité des violations, l’employé n’a pas pu être affecté à d’autres tâches, a fait valoir F-Secure.
Réclamé d’énormes compensations
Le codeur, qui gagnait plus de 5 000 euros par mois, n’a pas accepté son licenciement mais a assigné F-Secure en justice. Il réclamait à la société de sécurité de l’information une indemnité équivalant à 18 mois de salaire de plus de 96 000 euros avec intérêts en raison d’un licenciement injustifié.
L’homme lui-même a déclaré qu’il remplissait toutes ses fonctions consciencieusement et avec une grande qualité. Selon lui, l’avertissement donné en 2016 avait expiré et l’avertissement donné en 2019 n’avait pas non plus de lien factuel avec le licenciement.
Selon l’homme, il n’avait pas eu le temps d’influencer et d’adapter ses actions aux affirmations faites dans l’avertissement. Selon F-Secure, ce n’était pas le cas.
Accusé de discrimination
F-Secure a décrit l’employé comme peu coopératif. Les besoins de développement de l’employé étaient restés à peu près les mêmes en 2015-2018. Les comportements inappropriés devaient être signalés chaque année. Les sous-performances et le manque de coopération ont également été soulignés.
Selon F-Secure, le codeur n’était pas aussi productif que d’autres collègues qui occupaient un poste similaire. L’homme avait été réprimandé, par exemple, pour avoir abusé des horaires de travail flexibles et afin de calmer la situation causée par son incapacité à coopérer, il avait dû changer d’équipe.
Selon F-Secure, la situation s’était aggravée après la discussion sur le développement de 2018. L’employé avait accusé son superviseur, entre autres, d’intimidation et de discrimination. Lorsque les allégations se sont révélées infondées lors de l’enquête interne de l’entreprise, l’employé a commencé à accuser tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui de traitement injuste.
Selon F-Secure, l’employé n’avait pas accepté l’évaluation présentée dans les discussions de développement ou le plan d’amélioration basé sur celle-ci. Au contraire, il avait considéré le plan d’amélioration comme de l’intimidation et les évaluations annuelles de performance basées sur de fausses informations.
L’histoire continue après la photo
Le tribunal de district d’Helsinki n’a pas cru les explications de l’employé licencié. Antti Nikkanen
Frais de justice de 36 000 euros
Le tribunal de district d’Helsinki s’est rangé du côté de la société de sécurité de l’information, dont les représentants ont signalé de manière uniforme les problèmes de communication, la sous-performance et la négligence des tâches de l’employé.
Aucune des preuves présentées dans l’affaire n’étayait l’affirmation du demandeur selon laquelle il avait été traité injustement.
La réclamation de l’employé licencié a été rejetée. L’homme a été condamné à indemniser F-Secure pour des frais de justice de plus de 36 000 euros. La demande de rationalisation des coûts a été rejetée.
L’ex-employé a fait appel de la décision du tribunal de district auprès de la cour d’appel d’Helsinki, qui n’a pas autorisé la poursuite du traitement de l’affaire. Le jugement rendu par le tribunal de grande instance en décembre 2021 restera donc en vigueur.

