Emma Summerton elle n’est pas la première femme à photographier le calendrier Pirelli, mais elle est peut-être la première à souligner de manière écrasante à quel point la création d’un calendrier, et ce calendrier Pirelli en particulier, est un travail d’équipe. La vidéo de présentation de “Lettres d’amour à la Muse”, comme s’appelle The Cal 2023, maintenant dans sa 49e édition, est un hommage non seulement au photographe et aux 14 modèles immortalisés en 28 clichés mais surtout aux collaborateurs qui ont accompagné Summerton dans son parcours de la conception des décors au choix des costumes en passant par leur création.

Cela exalte non seulement le travail mais aussi l’image de la femme, voire de la femme. Parce que le calendrier Pirelli 2023 présente différents types de femmes, à tous points de vue, de la taille, de l’ethnie, des intérêts, des demandes qu’elles promeuvent et des messages qu’elles véhiculent.

« Mon calendrier est une célébration des femmes. J’ai pensé à toutes les femmes qui m’ont inspirée dans la vie, de celles que j’ai rencontrées aux actrices, de la musique à l’art », a expliqué Summerton. Le thème sous-jacent de l’œuvre est la muse et comme le souligne le photographe, « j’ai voulu revenir à la racine étymologique du mot muse. Muse représentait à l’origine non seulement la source d’inspiration, mais aussi celle qui possédait du talent en littérature, en science et en arts.

En effet, les 14 modèles choisis ne sont pas tous que des modèles au sens classique du terme et chacun d’eux représente un archétype ou un métier artistique, une activité, une passion. Parmi les “muses”, il y a Guenièvre Van Seenus qui est dépeinte comme la photographe parce qu’elle en est aussi une dans la réalité, en plus d’être un top model, Ashley Graham qui dans le calendrier est l’activiste et est connue, ainsi que pour les couvertures, aussi pour son engagement à soutenir la positivité corporelle ou encore Lauren Wasser modèle qui a perdu ses jambes à cause d’une infection très grave et qui marche et court maintenant avec des prothèses. Wasser est l’athlète sur les photos et dans la vie : il s’entraîne avec l’équipe paralympique américaine.

Ce qui unit les photos, c’est le style onirique d’Emma Summerton. Pour décrire son travail, elle a elle-même parlé de « réalisme magique » et cette dimension entre rêve et réalité est la marque de fabrique de son travail et aussi l’une des raisons qui ont convaincu Pirelli de l’appeler.



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