Que s’est-il passé à bord du MV Hondius ?

Le navire MV Hondius arrive au port de Granadilla de Abona, aux îles Canaries, après des jours de tensions liées à la détection d’un hantavirus chez certains de ses passagers. Les autorités planifient une évacuation des voyageurs prévue pour le lundi suivant, mais les interrogations sur le virus persistent.

Le hantavirus et la transmission interhumaine

Des séquençages récents réalisés en Afrique du Sud ont identifié la cepa Andes du hantavirus chez des passagers. Cette souche est connue pour un risque rare de transmission de personne à personne, soulignant l’importance d’explorer cette hypothèse concernant les passagers du navire.

Hypothèses sur l’origine du virus

Andrea Gori, professeur en maladies infectieuses à l’Université de Milan, indique que bien que la transmission à travers l’air n’ait pas encore été confirmée, elle doit être envisagée. Une enquête doit clarifier la chaîne de transmission, notamment avec des tests de laboratoire et une analyse génétique pour déterminer les mutations possibles.

Investigations sur la transmission

Recherche des vecteurs infectieux

Le hantavirus se transmet principalement par des rongeurs, via des excréments ou la contamination des aliments. L’hypothèse d’une couple décédée après une observation des oiseaux près d’Ushuaia, qui aurait pu introduire le virus à bord, nécessite une investigation approfondie.

Possibilité de transmission sur le navire

En milieu confiné, comme sur un bateau, le risque de contamination peut être exacerbée. Même si l’OMS a écarté la présence de rongeurs, des traces d’excréments pourraient exister, notamment dans les systèmes de ventilation. La possibilité que le virus se propage par les systèmes de climatisation doit également être envisagée.

Implications et mesures sanitaires

Risques et mesures préventives

Si la transmission interhumaine était confirmée, elle se ferait par voie aérienne, à travers des gouttelettes respiratoires. Cependant, les cas documentés restent extrêmement rares. En raison de la période d’incubation, qui peut aller jusqu’à huit semaines, la gestion des contacts et des quarantaines pour les passagers serait complexe.

Durée de la quarantaine

Les passagers pourraient être soumis à une quarantaine de plusieurs semaines après leur première exposition au virus. Un défi majeur réside dans l’identification des personnes asymptomatiques, dont le rôle potentiel dans la transmission reste incertain.

Comparaisons avec le COVID-19

Le hantavirus, bien qu’ayant des modes de transmission aériens, est différent du coronavirus. La grave maladie qu’il cause, notamment le syndrome pulmonaire, montre des taux de mortalité significatifs, allant jusqu’à 40 % en Amérique. La vigilance et les protocoles mis en place à bord reflètent les leçons tirées de la pandémie de COVID-19.

Cours de l’action sanitaire

Les passagers sont actuellement isolés et suivent des mesures strictes (masques, gants, distanciation sociale). L’importance d’une réponse coordonnée et rapide est cruciale pour gérer cette situation épidémiologique inédite.

La suite des événements dépendra des résultats des tests et des analyses en cours. Restez informés pour des mises à jour sur cette situation préoccupante.



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