Grupos de migrantes centroamericanos se manifiestan en la sede del Instituto Nacional de Migración (INM) en Ciudad de México (EFE/Madla Hartz/Ilustrativa)

Enquête sur des agents du INM pour corruption

Deux employés de l’Institut National de Migration (INM) ont été récemment inculpés pour leur présumée implication dans des actes de corruption à Tamaulipas. Pelagio H. G. et Edson Josimar O. M. sont au centre d’une enquête ouverte par la Fiscalía General de la República (FGR) suite à des accusations d’avoir demandé de l’argent à des individus cherchant à entrer au Mexique depuis les États-Unis.

Les faits révélés par une vidéo

Cette affaire a pris de l’ampleur après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux. On y voit clairement les deux fonctionnaires sollicitant des fonds auprès de migrants. Les événements se sont déroulés en décembre dernier, au bureau du pont international “Puerta México” à Matamoros, où des migrants font souvent la queue pour traverser la frontière.

Suite à ces révélations, l’INM a déposé une plainte formelle auprès de la Fiscalía Especializada en materia de Combate a la Corrupción (FEMCC), qui a pris en charge l’enquête.

“Matamoros est très dangereux”

Lors d’une audience initiale, le ministère public a présenté des preuves solides justifiant les inculpations. Un juge a ordonné une période de trois mois pour des investigations complémentaires. Selon les rapports, la vidéo, enregistrée le 16 décembre, montre un agent expliquant à un groupe de migrants que rester à Matamoros peut être risqué. Il les met en garde contre les dangers de la région, en mentionnant que “Matamoros est très dangereux, surtout à midi”.

Intervention de la présidente Claudia Sheinbaum

Le 22 décembre, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum s’est exprimée sur l’affaire lors d’une conférence de presse. Elle a fait état de la vidéo montrant des agents du INM demandant de l’argent à des migrants revenant au Mexique. Elle a appelé la secrétaire à la gouvernance, Rosa Icela Rodríguez, et le responsable de l’INM, Sergio Salomón Céspedes, à examiner la situation et à suspendre les fonctionnaires impliqués pour permettre une enquête approfondie.

Dans cette lignée, Sheinbaum a annoncé qu’un cadre pour traiter tous les signalements de corruption dans les institutions serait mis en place, précisant que cela s’appliquerait à tout éventuel acte répréhensible dans les services publics. Ce cadre est prévu pour être présenté l’année prochaine.

Conclusion

Le cas des agents du INM soulève des préoccupations quant à la corruption au sein des institutions gouvernementales au Mexique, et souligne la nécessité d’une meilleure régulation et surveillance des pratiques au sein des services d’immigration. L’attention portée par les autorités mexicaines à cette affaire pourrait être un pas vers une plus grande transparence et une lutte efficace contre la corruption. Les prochaines semaines seront cruciales pour voir comment cette affaire évolue et quelles mesures concrètes seront mises en place pour prévenir de tels incidents à l’avenir.



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