La maison d’Abbas Kiarostami touchée par un bombardement à Téhéran
Le 24 mars, la maison du célèbre cinéaste iranien Abbas Kiarostami, située dans le quartier de Chizar à Téhéran, a été endommagée lors d’un raid aérien. Cette nouvelle tragique a été rapportée par son fils, Ahmad Kiarostami, sur les réseaux sociaux.
Un appel de détresse
Dans un message poignant publié sur Instagram, Ahmad Kiarostami a partagé l’angoisse de sa mère après le bombardement. Elle l’a appelé, la voix tremblante, pour lui confirmer qu’elle allait bien, mais il a appris le matin suivant que la maison de son père avait subi des dégâts. Ces mots traduisent non seulement une perte matérielle, mais aussi une profonde connexion émotionnelle au lieu qui a vu grandir le réalisateur.
Des souvenirs d’enfance
Ahmad, qui est également président de la Fondation Kiarostami, a évoqué son souvenir de l’enfance passée dans cette maison, qu’il a intégrée juste avant la Révolution islamique de 1979. Dans son message empathique, il a décrit ce lieu comme “le plus pacifique du monde”, un témoignage de l’esprit serein que Kiarostami a toujours voulu capturer dans son art.
L’impact du raid aérien sur la culture iranienne
Ce bombardement ne représente pas seulement une attaque sur des structures physiques, mais aussi une dévastation de l’héritage culturel. Kiarostami, né en 1940 à Téhéran, jouait un rôle crucial en tant que figure emblématique du cinéma iranien, apportant une visibilité au pays sur la scène internationale.
Un patrimoine cinématographique riche
Abbas Kiarostami a marqué l’histoire du cinéma mondial avec des œuvres acclamées telles que ‘Le goût de la cerise’, qui lui a valu la Palme d’Or à Cannes en 1997, et ‘Le vent nous emportera’, qui a reçu le Grand Prix du Jury à Venise en 1999. Son talent exceptionnel a ouvert la voie à de nouvelles générations de cinéastes iraniens.
Un homme engagé
Au-delà de sa carrière cinématographique, Kiarostami était un fervent défenseur de la liberté d’expression. Il a souvent dénoncé la répression culturelle en Iran et a pris la défense d’autres réalisateurs, comme Jafar Panahi, plaidant pour leur libération durant des festivals comme Cannes.
Conclusion : Un héritage à préserver
Les événements récents entourant la maison d’Abbas Kiarostami soulignent l’urgence de préserver non seulement les bâtiments, mais aussi l’héritage artistique et culturel que ces figures emblématiques incarnent. Le message d’Ahmad Kiarostami rappelle l’importance de ne pas oublier les erreurs du passé et de veiller à ce que ces tragédies ne se reproduisent pas. La mémoire de Kiarostami devra vivre à travers ses films et l’engagement culturel qu’il a laissé derrière lui.
