Un minero porta un saco de trocas a una molienda en una mina en El Callao, estado Bolívar, Venezuela (AP Foto/Matías Delacroix/Archivo)

Les ONG vénézuéliennes s’insurgent contre la loi de minage

Un groupe de 15 ONG de Venezuela a lancé une mise en garde sur le risque majeur d’aggraver le dommage environnemental en Amazonie à cause d’une loi sur la minerie en cours d’examen au Parlement, dominé par les chavistes. Les organisations signalent que le projet législatif présente de grands manques en matière de régulation et de gouvernance.

Des lacunes préoccupantes dans le projet de loi

Comme l’a rapporté le communiqué de Provea, bien que le texte fasse mention d’études d’impact environnementales, il ne les rend pas obligatoires pour l’attribution de concessions. De plus, l’exclusion territoriale repose sur des plans d’urbanisme souvent inexistants ou obsolètes.

Les ONG ont souligné que la loi proposée exige une responsabilité uniquement après qu’un dommage se soit produit, sans prendre en compte un approche préventive. En outre, elle ne prévoit pas de garanties financières pour la restauration ni pour la régulation des déchets, tout en omettant tout mécanisme de suivi environnemental indépendant ou d’accès public à l’information.

Les droits des peuples indigènes en danger

Ce projet de loi est considéré comme une menace pour les droits des peuples indigènes dans les zones minières. Il ignore leurs droits à la délimitation de leurs territoires et ne respecte pas le consentement libre, préalable et éclairé, un standard international largement reconnu.

Les organisations ont également exprimé leur opposition à la militarisation des territoires prévus pour des concessions minières. L’histoire a montré que la présence militaire dans les mines est souvent liée à des violations des droits humains, à la corruption, et à l’établissement de systèmes de gouvernance hybrides.

Un trabajador verifica con agua
Un trabajador verifica con agua cuánto oro absorbe una placa de cobre cubierta de mercurio de arena en una mina de oro en El Callao, estado Bolívar, Venezuela (AP Foto/Matías Delacroix/Archivo)

Appels pour une législation plus transparente

Les ONG ont demandé que la loi inclue des mécanismes de transparence clairs et un accès public à l’information sur tous les processus administratifs, des autorisations aux opérations des sociétés minières. Elles recommandent également d’introduire l’obligation constitutionnelle de mener des études d’impact environnemental et socioculturel pour chaque projet d’exploitation de ressources.

Le jeudi dernier, le Parlement vénézuélien a décidé de reporter la seconde discussion nécessaire à l’approbation de la loi sur les mines, un texte qui pourrait ouvrir la voie à des investissements privés et étrangers dans le secteur, surtout en raison de l’intérêt des États-Unis pour l’or vénézuélien.

Au cours de la séance parlementaire, seulement 12 des 130 articles du projet ont été examinés. Le député Orlando Camacho, du Movimiento Somos Venezuela, a proposé de différer le débat, justifiant cela par la nécessité d’accorder plus de temps pour écouter les citoyens engagés dans la discussion.



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