Foto archivo. Un policía iraní prepara la ejecución pública de un asesino iraní convicto

Exécutions au cœur de la répression en Iran

Le régime iranien a récemment exécuté trois hommes, dont un jeune athlète de 19 ans, lors d’un événement tragique qui soulève des inquiétudes internationales. Ces exécutions, les premières officiellement reconnues en lien avec les manifestations de janvier 2026, mettent en lumière le climat de terreur instauré par les autorités.

Les victimes et leurs accusations

Les exécutés, identifiés comme Mehdi Ghasemi, Saleh Mohammadi et Saeed Davoudi, ont été condamnés pour moharebeh, ou « ennemi de Dieu », un crime majeur selon la loi islamique. La complexité de leurs cas, notamment celui de Mohammadi, a attiré l’attention des organisations de défense des droits de l’homme. Ce dernier, membre de l’équipe nationale de lutte libre, a été accusé de meurtre d’un agent de police durant les troubles en janvier.

Des allégations suggèrent que sa confession a été obtenue sous la torture, une accusation renforcée par les accusations d’Amnesty International, qui a souligné le manque de défense appropriée durant le procès. Les images de vidéosurveillance qui auraient pu disculper Mohammadi n’ont pas été prises en compte par le tribunal.

Contexte des manifestations

Les manifestations massives qui ont éclaté en décembre 2025, initialement motivées par des hausses de prix, sont devenues les plus importantes depuis la Révolution de 1979. Les jours les plus violents ont été ceux des 8 et 9 janvier, où les violences ont entraîné la mort de milliers de personnes. L’agence HRANA a documenté plus de 7 000 décès, soulignant l’impact tragique des répressions sur la société iranienne.

L’impact des exécutions sur la société

Les exécutions récentes révèlent une stratégie précise du régime. Selon Iran Human Rights (IHR), ces mesures visent à instaurer un climat de peur parmi la population. Le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, a averti qu’aucune clémence ne serait accordée aux condamnés pour actes violents.

Un environnement de peur et de répression s’est installé, où les militaires accusent souvent des « terroristes » comme responsables des troubles, alors même que des milliers de citoyens subissent la répression. IHR estime que des centaines de détenus sont confrontés à des charges pouvant entraîner la peine de mort.

Réaction internationale et conséquences

Les réactions de la communauté internationale continuent d’affluer. Des pays comme la Suède et des organismes comme l’Union Européenne dénoncent la légitimité des procès et des exécutions. La cancellerie suédoise a qualifié le processus légal entourant ces exécutions comme étant non « juridiquement solide », un signal important pour le voisinage et pour d’éventuelles conséquences diplomatiques.

Dans ce contexte de guerre et de répression politique, le régime iranien semble déterminé à raffermir son pouvoir à travers l’intimidation, renforçant ainsi sa position face à un la pression croissante tant interne qu’externe. La peur semble être la réponse privilégiée à un peuple en quête de changement, ce qui soulève des interrogations sur l’avenir des droits de l’homme en Iran.



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