Détentions à Cuba : le régime intensifie la répression
Le 12 avril 2026, l’Observatoire Cubain de Droits de l’Homme (OCDH) a rapporté que le régime cubain a procédé à l’arrestation de 15 personnes suite à des manifestations, dont 12 sont toujours détenues, y compris deux mineurs. Cette situation marque une nouvelle escalade de la répression dans l’île.
Contexte des arrestations
Malgré l’annonce d’une libération de 21 prisonniers politiques en début de semaine, le régime dirigé par Miguel Díaz-Canel n’a pas hésité à intensifier les actions répressives. Selon l’OCDH, le nombre d’actions répressives a atteint 35 entre le 13 et le 16 mars, touchant des manifestants, journalistes et d’autres opposants.
Les formes de répression identifiées
L’OCDH a signalé plusieurs formes de répression qui incluent :
- Arrestations arbitraires liées à des manifestations, notamment dans la ville de Morón, province de Ciego de Ávila.
- Vigilance policière
- Brutalité policière contre les manifestants.
Ces actions témoignent d’un motif de contrôle visant à réduire au silence les voix dissidentes et à restreindre les droits fondamentaux des citoyens.
Les chiffres inquiétants des prisonniers politiques
Alors que l’OCDH avait auparavant annoncé la libération de 51 prisonniers politiques suite à une intervention du Vatican, Prisoners Defenders (PD) a rapporté que le nombre de prisonniers politiques à Cuba s’élevait à 1.214 en février 2026, une légère hausse par rapport au mois précédent. Cela soulève des questions sur la sincérité des gestes du régime cubain.
Les noms des détenus
Les personnes toujours détenues sans confirmation de libération sont :
- Ángel Baldomero Quintana Martínez
- Bryan Pérez Muñoz
- Erick Simón Toledano
- Iledier Tabuada Machado
- Jonathan Muir Burgos (16 ans)
- Juan Manuel Griñán Clemente
- Kevin Samuel Echeverría (15 ans, blessé par balle)
- Raicer Crespo
- Silvio de la Caridad Quintana Martínez
- Vladimir Ortiz Ortiz
- Yaisdely Castillo Hernández
- Yosuan Naranjo
Appels à l’aide internationale
L’OCDH demande instamment aux pays comme les États-Unis, le Canada, les Pays-Bas, la République tchèque et la Suède d’adopter des mesures concrètes pour protéger les manifestants et les opposants à Cuba. La nécessité de maintenir une présence diplomatique dans l’île est mise en avant comme une garantie pour l’observation des droits humains.
Le message sous-jacent exprime le besoin pressant d’une transition pacifique vers la démocratie à Cuba, en soulignant que le bien-être de la population ne peut être sacrifié au bénéfice d’un régime autoritaire.
Réponse du régime cubain
Face à ces provocations, Miguel Díaz-Canel a réagi en affirmant que Cuba posséderait une “résistance inexpugnable” en cas d’agression extérieure. Cette déclaration fait écho aux récentes tensions avec le président américain Donald Trump, qui a évoqué sa volonté d’apporter un changement à Cuba.
Alors que les opinions et tensions continuent de croître, la communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution de la situation à Cuba, où la lutte pour les droits humains et les libertés fondamentales reste au cœur du débat.

