Une farce révélatrice : les chèques ridicules de Spy Magazine
Dans les années 90, la célèbre revue satirique Spy a entrepris un projet audacieux : tester la valeur que certains des plus riches Américains, comme Elon Musk ou Bill Gates, accordaient à des montants dérisoires. L’idée ? Envoyer des chèques de quelques centimes à une sélection de milliardaires, afin de voir qui se “baisserait” pour les encaisser.
Un concept original devenu expérience
Ce qui a commencé comme une simple blague a rapidement évolué en un véritable exploit. Les rédacteurs de la revue ont imaginé une méthode ingénieuse : ils ont envoyé des chèques nominaux d’un montant dérisoire. Chaque fois qu’un millionnaire encaissait un chèque, les éditeurs étaient instantanément informés.
En plus, ils ont créé une entreprise fictive, la National Refund Clearinghouse, qui leur a permis de maintenir l’illusion et de gérer les encaissements d’une manière légale comme le notait Celebrity Networth.
Les résultats des premiers chèques
Le premier envoi a consisté en des chèques de 1,11 dollars adressés à 58 célébrités de l’époque, telles que Michael Douglas et Donald Trump. Étonnamment, environ 44,8 % d’entre eux ont décidé d’encaisser ce modeste montant, prouvant que, même pour les plus riches, c’est la valeur qui compte.
Trump, en particulier, n’a pas laissé passer l’occasion de s’enrichir davantage, illustrant une réalité souvent méconnue des milliardaires : ils ne dédaignent pas l’argent, même trivial.
Augmenter les enjeux : les chèques passent à deux dollars
Après le succès de la première vague, les rédacteurs de Spy ont tenté d’inciter davantage de personnalités à encaisser des chèques plus élevés. Ils ont alors envoyé des chèques d’une valeur de deux dollars. Des célébrités comme Richard Gere ont mordus à l’hameçon, mais les résultats ont été moins convaincants.
Il est devenu évident que les montants de 3,47 dollars, proposés lors d’une nouvelle tentative, n’ont attiré que deux encaissements. Cela a révélé les limites de l’engouement des riches pour les petites sommes.
Test ultime avec des chèques insignifiants
Les éditeurs ont alors décidé d’envoyer des chèques de 64 centimes aux 26 millionnaires qui avaient déjà encaisse leurs premiers chèques. La moitié a accepté de les encaisser, mais lorsque des chèques de 13 centimes ont été envoyés, seuls deux ont décidé de les encaisser. Ces deux personnes étaient Donald Trump et Adnan Khashoggi, un magnat controversé des années 90.
Conclusions du projet Spy
À première vue, cette farce apparaît comme une blague audacieuse sur les habitudes financières des ces milliardaires. Cependant, elle démontre également un aspect fascinant de la psychologie des riches : peu importe leurs millions, chaque centime a de la valeur. Ce récit illustre qu’au-delà de la richesse, la relation avec l’argent est souvent intime et complexe. Même pour ceux qui ont des fortunes colossales, “l’argent est de l’argent”.
En somme, ce projet de Spy Magazine ne sert pas uniquement à faire rire, mais à réfléchir sur la perception de la valeur monétaire et l’attitude face à l’argent, à l’ère où la richesse et le pouvoir semblent définir le succès.

