Le retour des hélicoptères Pegasus de la DGT
Depuis leur introduction en 2013, les hélicoptères Pegasus sont devenus un outil essentiel pour la Direction Générale de la Circulation (DGT) en Espagne, permettant de surveiller les routes de manière efficace. En plus de contrôler la vitesse, ces appareils sont dotés de caméras puissantes capables de détecter l’utilisation du téléphone au volant et de vérifier si les conducteurs portent leur ceinture de sécurité. Cependant, en raison de problèmes de maintenance et de contrat, les neuf hélicoptères Pegasus ont cessé de voler pendant presque deux mois, allant du 1er septembre au 25 octobre.
Une dépense significative pour la sécurité routière
Après une interruption de service, la DGT a investi 51 millions d’euros pour remettre ces hélicoptères en service, avec pour objectif de renforcer la surveillance des routes espagnoles. Très rapidement, ces appareils ont déjà commencé à interpeller les conducteurs imprudents, qui traitent les autoroutes comme des circuits de course.
Les défis de maintenance des hélicoptères
La suspension de vol des Pegasus était due à l’expiration de leur contrat de maintenance. Face à l’absence d’entreprises prêtes à prendre en charge leur suivi, les hélicoptères ont été cloués au sol jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord de maintenance, qui inclut également des améliorations technologiques.
Augmentation des heures de vol
Avec la restauration du service, la DGT prévoit de doubler les heures de vol annuelles, passant de 2 750 à 5 500 heures. Cette nouvelle stratégie vise à rendre le contrôle routier plus efficace et performant.
Des résultats immédiats
Cette reprise d’activités montre déjà des résultats. Un incident marquant s’est produit le 1er novembre, où un conducteur a été enregistré atteignant 217 km/h sur une autoroute malagueña, cumulant une amende de 600 euros pour excès de vitesse et 200 euros supplémentaires pour ne pas avoir porté sa ceinture de sécurité.
Fonctionnement des hélicoptères Pegasus
Pour ceux qui se demandent comment fonctionnent les Pegasus, voici quelques éléments clés :
- Ils sont équipés de radars MX-15, capables de détecter les excès de vitesse jusqu’à 300 mètres de hauteur et à un kilomètre de distance.
- Leur système de positionnement GPS permet d’obtenir des coordonnées précises.
- Ils utilisent un télémètre laser pour mesurer les distances et enregistrer la position des véhicules toutes les trois secondes.
- En cas d’infraction, l’hélicoptère commence à enregistrer et une amende est envoyée automatiquement.
Complémentarité avec les drones et d’autres systèmes
Bien que les Pegasus soient efficaces, ils présentent certaines limites, notamment en cas de mauvaises conditions de visibilité. Pour pallier ces défauts, les Mossos d’Esquadra disposent d’un autre outil, le Falcó, qui permet de capturer les immatriculations même la nuit ou sous la pluie.
Conclusion : Améliorer la conduite pour éviter les sanctions
Face à ces mesures de surveillance strictes, le meilleur conseil pour éviter d’être sanctionné par les hélicoptères Pegasus reste de respecter le code de la route et d’exercer un bon sens en conduisant. En gardant l’œil sur la route et en respectant les limites de vitesse, les conducteurs peuvent non seulement préserver leur portefeuille, mais aussi contribuer à la sécurité routière en Espagne.
Pour plus d’informations, consultez la revue de la DGT.

