Petro interroge la Fiscalía sur les enquêtes sur le soulèvement social

Contexte du soulèvement de 2021

Lors d’un événement à Cali le 21 novembre 2025, le président colombien Gustavo Petro a évoqué le soulèvement social de 2021, qui avait eu lieu en réaction à une réforme fiscale proposée par l’ancien président Iván Duque. Ce mouvement de contestation, connu sous le nom de Paro Nacional, avait débouché sur des actes de violence et de nombreux décès, suscitant une forte critique envers la force publique pour leur usage potentiellement excessif de la force contre les manifestants.

Les questions soulevées par Petro

Lors de cet événement, Petro a requis que la Fiscalía General de la Nación, actuellement dirigée par Luz Adriana Camargo, mène une enquête approfondie sur les événements de 2021. Il a mis en lumière le manque de progrès dans ces investigations et a exprimé des préoccupations quant à l’absence de résultats tangibles. “Pourquoi la Fiscalía n’enquête-t-elle pas sur le soulèvement social ?” a-t-il questionné. Sa déclaration a mis l’accent sur la nécessité d’une enquête indépendante, en notant que la assemblée de femmes fiscales restant sous-utilisée.

La situation des membres de la Première Ligne

Un autre point de préoccupation relevé par le président est le sort des jeunes manifestants, membres de ce qu’on appelle la Première Ligne, souvent considérés à tort comme des terroristes. Petro a critiqué le traitement juridique auquel ils font face, en s’interrogeant sur les décisions de certains juges les ayant condamnés sans preuve suffisante. “Où sont les procédures disciplinaires pour ces juges ?” a-t-il par ailleurs demandé, soulignant l’urgence d’une réévaluation du traitement judiciaire des jeunes protestataires.

Critique du fonctionnement de la Fiscalía

Petro a par ailleurs laissé entendre que la direction de la Fiscalía pourrait être influencée par des intérêts extérieurs, en relaçant des allégations selon lesquelles certaines enquêtes prioritaires ne concerneraient pas directement le soulèvement social, mais plutôt d’autres affaires. “Pourquoi se concentrer sur d’autres choses alors que tant de questions demeurent sans réponse ?” a-t-il interrogé, insinuant une dérive des priorités au sein de l’institution judiciaire.

Conclusion

Les préoccupations soulevées par Gustavo Petro lors de cet événement témoignent d’un climat de tension au sein des institutions judiciaires colombiennes. Les appels pour une enquête approfondie sur les événements de 2021 résonnent comme une nécessité urgente pour la transparence et la justice, notamment pour les jeunes exactement victimes d’une répression excessive. Dans un pays qui lutte encore avec les cicatrices d’un passé violent, la question demeure : où en sont les progrès dans les enquêtes sur le soulèvement social ?



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