Tragédie minière à Cangas del Narcea
Les corps sans vie de deux des trois mineurs piégés par un effondrement à la mine de Vega de Rengos ont été découverts par les équipes de secours. Cette tragédie a eu lieu dans la commune asturienne de Cangas del Narcea, soulignant une fois de plus les dangers auxquels sont confrontés les travailleurs du secteur minier.
Découverte des corps et conséquences
Le président régional, Adrián Barbón, a annoncé via les réseaux sociaux la découverte du premier corps, déclarant : “Les pires nouvelles sont confirmées. Nous avons déjà un mort dans l’accident minier.” Ses paroles reflètent la tristesse et le désespoir d’une situation qui touche durablement toute une communauté.
Un des défunts, Anilson Soares de Brito, âgé d’une quarantaine d’années et père de deux enfants, résidait à Villablino dans la province de León. Tragiquement, il avait déjà perdu un frère dans un accident minier des décennies plus tôt. L’autre victime, Óscar, était originaire de Cangas del Narcea. Selon les informations disponibles, un troisième mineur a pu s’échapper par ses propres moyens.
Chronologie de l’accident
L’accident s’est produit vendredi après-midi, à environ un kilomètre et demi de l’entrée de la mine. À 16h58, un collègue a contacté le Centre de Coordonnateur des Urgences pour signaler l’effondrement, initialement en rapportant deux mineurs piégés. Par la suite, la communication fut perdue avec les trois impliqués.
Les équipes d’urgence, y compris la Brigade de Sauvetage Minier de Hunosa, se sont mobilisées rapidement en hélicoptère, assistées par les pompiers, le SAMU, l’UVIMobile et la Guardia Civil. Dans un effort de coordination, la vice-présidente et le conseiller régional étaient présents sur les lieux pour superviser les opérations de sauvetage.
Contexte de la mine
La mine de Vega de Rengos est gérée par l’entreprise TyC Narcea, qui avait vu ses activités suspendues depuis début avril, suite à un précédent accident survenu à la mine de Cerredo, où cinq mineurs avaient péri. À cette époque, une enquête était en cours pour déterminer si les opérations de la mine respectaient les normes de sécurité.
En effet, la Direction Générale des Mines avait ordonné la suspension temporaire du Projet de Recherche Complémentaire (PIC) après le drame de Cerredo. Les manifestations des travailleurs en faveur de la reprise de travail ont culminé, menant enfin à une réouverture le 5 juin lorsque les conditions de sécurité ont été jugées adéquates.
Accidents précédents : une triste prémonition
Ce dernier incident vient s’ajouter à une série d’accidents tragiques dans le secteur minier en Asturies. L’accident de Cerredo, qui a fait cinq victimes en mars, était le plus meurtrier depuis 1995. Ce type d’événement soulève de graves inquiétudes concernant la sécurité dans les mines, souvent associées à la présence de grisou, un gaz hautement inflammable.
Les victimes de cet accident récent étaient des hommes d’âge mûr, reflétant la prise de risques associée à une industrie qui, bien qu’essentielle, demeure dangereuse. La conseillère asturienne Belarmina Díaz a annoncé sa démission immédiate suite à ces événements, s’engageant à ne pas être un obstacle à la recherche de la vérité et à la justice.
Conclusion
La découverte de ces corps tragiques renforce l’urgence de mesures de sécurité renforcées dans le secteur minier. Les communautés touchées doivent être soutenues face à cette perte, tandis que des enquêtes devront déterminer les responsabilités pour éviter que de tels drames ne se reproduisent à l’avenir.

