Retard dans le paiement des bonifications judiciaires
Le retard dans l’actualisation de la bonification judiciaire a laissé 59 000 employés du secteur de la justice sans un composant essentiel de leur salaire, ce qui a suscité l’alerte de la Contraloría General de la República sur les risques fiscaux et juridiques auxquels l’État colombien fait face.
Un décret manquant
À six semaines de la fin de l’année, la déléguée pour le secteur de la justice a averti que le gouvernement national n’a pas encore émis le décret qui fixe le réajustement annuel de la bonification prévue par le Décret 383 de 2013, qui doit être payée mensuellement et actualisée chaque année en fonction de l’augmentation de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC).
Néanmoins, Infobae Colombie a appris que le décret 1195 de 2025 a effectivement été signé, mais que des ajustements internes sur les fiches de paie des employés sont encore en cours pour permettre le versement des fonds correspondants à la bonification.
Conséquences sur les droits des employés
Cette omission, qui s’élève maintenant à onze mois, a empêché les agents judiciaires de recevoir le paiement ajusté, affectant directement leurs droits salariaux et prestationnels. L’organisme de contrôle a signalé que l’absence de réajustement expose l’État à des réclamations administratives, tutele et actions judiciaires pouvant aboutir à des paiements rétroactifs considérables.
Selon la Contraloría, cette situation pourrait entraîner la constitution de passifs contingents et certains, compromettant l’équilibre budgétaire du ministère des Finances et des périodes futures.
Risques fiscaux et juridiques
De plus, l’accumulation d’obligations économiques non reconnues générera un fossé entre ce qui a été budgété et les obligations réelles, mettant en péril le principe de durabilité fiscale et la règle fiscale applicable au secteur.
Les entités du secteur judiciaire ont demandé à plusieurs reprises au ministère des Finances et au gouvernement national de définir le réajustement et d’allouer les ressources nécessaires pour initier les démarches administratives et financières permettant de régler la dette accumulée.
Appels à l’action
La contraloría a insisté sur la nécessité d’agir avec efficacité dans l’utilisation des ressources publiques, d’éviter les reprocessings administratifs et de prévenir les coûts supplémentaires découlant d’intérêts, de sanctions ou d’ajustements tardifs. La non-révélation rapide de ces passifs dans les états financiers affecte la transparence et la précision des rapports comptables du secteur public.
Dans ce contexte, l’avertissement de la Contraloría General de la République souligne l’urgence pour le gouvernement national d’émettre le décret approprié et de mobiliser les ressources nécessaires pour garantir le paiement opportun et ajusté de la bonification aux agents judiciaires, évitant ainsi des risques fiscaux et juridiques supplémentaires pour l’État colombien.
Mise à jour des valeurs de bonification
Le gouvernement national a officiellement annoncé l’actualisation des montants des bonifications judiciaires pour les fonctionnaires et employés de la Rama Judicial, avec un décret en vigueur depuis le 13 novembre 2025.
Cette mesure, publiée via le décret 1195 de 2025, modifie les chiffres préalablement établis par le décret 2090 de 2024, visant à renforcer la reconnaissance salariale dans le secteur judiciaire.
Cette mise à jour comprend également un nouveau tableau de valeurs pour les bonifications mensuelles en fonction des postes occupés. Selon le nouveau cadre, le Directeur Exécutif National percevra une bonification de 1 781 945 pesos par mois, tandis que d’autres postes comme Subdirecteur et Conseiller recevront respectivement 1 436 091 et 1 223 273 pesos.


