Jennifer Ortiz : Une journaliste nicaraguayenne en danger
Menaces reçues et loyauté à la vérité
Jennifer Ortiz, journaliste nicaraguayenne naturalisée espagnole, a récemment attiré l’attention sur sa situation précaire après avoir reçu des menaces de mort. Directrice de la plateforme Nicaragua Investiga, Ortiz a fait état des recommandations inquiétantes des autorités costaricaines suite à ces menaces.
Recommandations troublantes des autorités
Selon Ortiz, après avoir signalé ses menaces, elle a été confrontée à une réponse troublante de la part de la Unité de Protection de Témoins du Costa Rica. Les autorités lui ont conseillé de quitter le journalisme et de supprimer tout le contenu en ligne lié à ses travaux antérieurs.
« Je suis allée aux autorités de Costa Rica, leur réponse était un ‘analyse de risque’ avec une recommandation : me retirer du journalisme », a-t-elle déclaré.
Refus des conseils de cacher la vérité
Ortiz, qui a déjà été déchue de sa nationalité en février 2023, a souligné qu’abandonner son métier était exactement ce que l’ancien président nicaraguayen Daniel Ortega cherchait. Elle a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux :
« Mon refus : c’est exactement ce que souhaite Ortega », a-t-elle critiqué.
Alarme sur la sécurité des exilés
La journaliste a également signalé avoir été avertie qu’elle figurait sur une liste de personnes sous observation par le gouvernement du Front Sandiniste de Libération Nationale. En conséquence, elle a décidé de porter plainte contre ces menaces auprès des autorités costaricaines, non sans frustration.
Une réponse institutionnelle alarmante
Malheureusement, les autorités lui ont avoué qu’elles manquaient de moyens pour protéger tous les nicaraguayens en danger. Cette admission a exacerbé l’inquiétude d’Ortiz, qui a vu ses tentatives de protection se solder par des conseils plutôt que par de réelles mesures de sécurité.
« Ils m’ont dit de me cacher et d’arrêter de commenter sur toutes plateformes », a-t-elle expliqué.
Appel à la sensibilisation
Ortiz utilise sa plateforme pour mettre en lumière l’absence de garanties de sécurité pour les journalistes en exil. Elle a déclaré que sa dénonciation était essentielle pour sensibiliser l’opinion publique sur la situation des journalistes exilés au Costa Rica.
« Ma seule vraie option est de quitter le pays car je ne vois pas d’autre alternative face à leur manque de protection », a-t-elle ajouté.
Conclusion
Le témoignage de Jennifer Ortiz souligne la vulnérabilité des journalistes dans des contextes de lutte politique. Son histoire appelle à une prise de conscience mondiale concernant la sécurité des journalistes en exil, et l’importance de leur travail pour la liberté d’expression et l’information. Ces menaces ne concernent pas seulement un individu, mais représentent une menace plus large contre la démocratie et la vérité.

