La crise du système de santé des enseignants en Colombie
En plein cœur des défis liés à la santé des enseignants, la Fédération Colombienne des Éducateurs (Fecode) a récemment déclaré qu’elle se trouve en ” état d’alerte ” pendant la mise en œuvre d’un nouveau modèle de soins . Ce système est censé améliorer les conditions d’accès à la santé pour les enseignants et leurs families. Cependant, à Caldas , les dirigeants syndicaux estiment que cette position n’est pas suffisante et demandent des mesures plus radicales .

Dans une interview accordée à Caracol Radio , Víctor Acosta , porte-parole du Syndicat des éducateurs unis de Caldas (EDUCAL) , a exprimé son mécontentement face à la réponse de Fecode. Il a affirmé que le système d’alerte proposé est trop ambigu et ne répond pas aux réalités préoccupantes des enseignants. “Fecode devrait adopter des mesures concrètes pour protéger la santé et la vie de ses membres, à la suite des décisions prises par le président Petro lors du dernier Conseil des ministres, qui ont des implications sérieuses”, a-t-il déclaré.
Les enseignants de Caldas insistent sur la nécessité d’un cessation d’activités comme réponse à la crise du système de santé. Selon eux, la situation exige une mobilisation immédiate et des actions concrètes plutôt que de simples déclarations.

Parallèlement, le syndicat a signalé que des protests sont déjà en cours dans différents municipalités de Caldas. Un paro partiel est prévu à La Dorada pour les 23 et 24 septembre, cette initiative illustre le mécontentement face aux conditions actuelles du système de santé.
Dans une lettre diffusée par EDUCAL, les enseignants ont clairement exprimé leur insatisfaction envers la Fiduprevisora , l’entité responsable de la gestion des fonds du Fonds du Magistère (FOMAG) : “Nous exigeons de manière intransigeante à la VICEPRÉSIDENCE DE LA FIDUPREVISORA SA et sa DIRECTION DE LA SANTÉ de résoudre la CRISE qui menace la SANTÉ ET LA VIE des enseignants et de leurs familles. La démagogie et le cinisme avec lesquels la question de la santé des enseignants est traitée dans les médias ne seront pas acceptés.”
D’après le syndicat, la situation s’est aggravée, avec des enseignants de différentes régions rapportant des retards dans l’accès aux médicaments et aux rendez-vous médicaux . Ces plaintes ont été fréquemment mises en avant dans divers forums par des enseignants de plusieurs départements.

D’autre part, Fecode a récemment appelé ses filiales et le corps enseignant à rester vigilants quant aux évolutions du modèle de soins. La fédération a souligné que ce suivi est crucial pour défendre la Loi 91 de 1989 , qui établit les bases du système de prestations sociales pour les enseignants, ainsi que pour garantir le respect de l’ Accord 03 de 2024 du Fonds du Magistère.
Bien que cette déclaration ait été faite, Fecode n’a pas annoncé de cessation d’activités au niveau national. La direction a insisté sur le fait que l’état d’alerte doit servir de préparation pour des décisions collectives futures, mais sans préciser de dates ou d’actions concrètes.
Dans ce contexte, les voix à Caldas continuent d’appeler à des actions plus fermes. EDUCAL souligne que les enseignants ne peuvent plus attendre face à ce qu’ils considèrent comme une crise majeure du système de santé des enseignants. Pour ce syndicat, la seule initiative capable de provoquer des changements tangibles serait la convocation à un parcours national indéfini impliquant les enseignants de tout le pays.
Le débat autour du modèle de santé des enseignants se déroule dans un cadre où le gouvernement national a initialement proposé de nombreuses réformes au système général. En ce qui concerne les enseignants, les soins sont transférés par le biais du FOMAG et de la Fiduprevisora , des entités souvent critiquées pour les retards rencontrés dans la prestation des services.
À Caldas, les plaintes se sont intensifiées au cours des derniers mois. Les dirigeants syndicaux soutiennent que les problèmes d’accès aux soins affectent non seulement les enseignants, mais aussi leurs familles. L’exigence principale est que des décisions immédiates soient prises pour garantir la continuité et la qualité des services médicaux, pharmaceutiques et hospitaliers.
Bien que l’état d’alerte déclaré par Fecode implique que les enseignants doivent rester à l’affût de nouvelles convocations, à Caldas, on estime que cela ne suffit pas. EDUCAL affirme que les manifestations de mécontentement doivent se transformer en actions collectives capables de faire visible la situation et de presser les autorités à apporter des solutions.

