Le passage du supertifón Ragasa : une catastrophe sans précédent

Le tifón Ragasa, l’un des plus puissants de l’année, a provoqué des ravages sur son chemin à travers Taiwan, les Philippines et plus récemment, la Chine. Ce phénomène météorologique, classé dans la catégorie des supercyclones, a entraîné l’évacuation de près de deux millions de personnes dans des régions côtières densément peuplées et a suscité une série d’alertes rouges en réponse à l’imminence de dangers majeurs.

Les conséquences mortelles à Taiwan

En Taiwan, les autorités ont confirmé un bilan tragique d’au moins 14 morts suite à l’effondrement d’une presse naturelle qui a lâché 68 millions de tonnes d’eau sur la ville de Guangfu, dans le comté de Hualien. Des milliers de résidents ont été piégés dans leurs maisons, sans possibilité de secours immédiat. Les images diffusées montrent le déferlement des eaux, provoquant d’importants dégâts matériels et des destructions sur les infrastructures essentielles telles que des ponts et des routes.

La situation d’urgence aux Philippines

En se dirigeant vers les Philippines, Ragasa a pris de l’ampleur, atteignant la puissance d’un ouragan de catégorie 5. Au moins sept pêcheurs ont trouvé la mort lorsque leur embarcation a chaviré au large de l’île de Luzon. La réponse des autorités locales s’est heurtée à l’ampleur des défis posés par ce cyclone. La ville, déjà souvent frappée par des tempêtes, a été mise à l’épreuve une fois de plus par des inondations généralisées et un état d’urgence déclaré.






Fuertes vientos, lluvias torrenciales y árboles caídos se observan en la ciudad costera sureña de Yangjiang, China, mientras el tifón Ragasa azota la costa sur china.

Cependant, c’est en Chine que les conséquences du supertifón se font le plus ressentir. Les  villes  de  Shenzhen ,  Guangzhou , et  Macao  ont dû faire face à des rafales dépassant les  180 kilomètres par heure  ainsi qu’à des inondations qui ont paralysé l’activité urbaine.

La réaction des autorités chinoises

Le gouvernement chinois a activé le niveau d’alerte maximal, organisant l’évacuation de 1,89 million d’habitants dans le sud du pays. Plus de 10 000 bateaux de pêche ont été mis à l’abri, tandis que 38 000 pompiers et équipes d’urgence étaient mobilisés pour faire face à la catastrophe. Les infrastructures de la province de Guangdong ont dû faire l’objet d’une attention particulière, notamment pour prévenir les risques de glissements de terrain.

L’impact à Hong Kong

En Hong Kong, la situation était tout aussi alarmante. Des vidéos virales capturent la puissance déferlante des vagues qui frappent le littoral, tandis que des rafales ont déraciné arbres et échafaudages, rendant certaines rues impraticables. Les écoles et l’aéroport ont été fermés alors que la ville subissait le coup de ce neuvième cyclone de la saison.

Le supertifón Ragasa oblige à évacuer près de deux millions de personnes en Chine après son passage meurtrier par Taiwan et les Philippines (REUTERS)

Une menace climatique accrue

Selon les experts, la fréquence accrue et l’intensité des tempêtes tropicales, comme le souligne le scientifique atmosphérique Johnny Chan, sont largement dues au changement climatique. Une atmosphère plus chaude et humide contribue à la formation de cyclones plus puissants. Chan exhorte les grandes villes asiatiques à mettre à jour les normes de construction, car les anciens standards risquent de ne plus être efficaces dans un contexte où des tempêtes plus violentes surviennent régulièrement.

Le passage du tifón Ragasa souligne la vulnérabilité des infrastructures à travers le sud-est asiatique, affectées par la montée des eaux et les pluies torrentielles. Les investissements dans les systèmes de drainage sont essentiels pour minimiser les pertes humaines et économiques.

Face à l’aggravation des événements climatiques, il devient impératif pour les autorités de s’adapter efficacement aux nouveaux défis, garantissant ainsi la sécurité et la résilience des populations face aux catastrophes à venir.



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