(àskanews) – Fuites d’eau, surpopulation et restauration de mauvaise qualité, le Louvre est en difficulté, du moins selon une note confidentielle adressée par la directrice Laurence des Cars, première femme à diriger la galerie, à la ministre de la Culture Rachida Dati. révélé par le journal Le Parisienparle d’espaces muséaux dans des conditions terribles et soumis à des changements de température qui mettent en danger la conservation des œuvres d’art. Des Cars fait référence à la restauration du musée Pompidou, le célèbre Beaubourg qui fermera à partir de septembre pour cinq ans pour une rénovation de 262 millions d’euros.

Les galeries du Louvre ont été visitées l’année dernière par 8,7 millions de personnes – soit environ le double du nombre pour lequel elles étaient conçues – et Des Cars s’inquiète de la qualité de l’expérience des utilisateurs qui n’ont ni espace ni moyen, dit-il, de faire une pause ; la pression des visiteurs crée un « stress physique » sur le bâtiment historique. Pourtant, depuis 2021, il a imposé une limite maximale de 30 000 entrées par jour et a étendu les horaires d’ouverture.

Par ailleurs, « les possibilités de restauration et les toilettes sont insuffisantes en termes de volume, bien en deçà des standards internationaux. La signalétique a besoin d’une refonte complète”, poursuit la note. Même la célèbre pyramide de verre inaugurée en 1989 présente de « graves défauts » et devient, surtout les jours les plus chauds, « inhospitalière » et trop bruyante.

Comme dans d’autres grandes villes européennes, le tourisme international a connu une forte reprise à Paris suite à la pandémie de Covid. Environ 70 % des visiteurs du Louvre l’année dernière étaient des étrangers. Et encore une fois, le Mona Lisale chef-d’œuvre de Léonard qui constitue l’attraction la plus populaire du musée : les touristes se plaignent continuellement de la foule et le directeur souligne la nécessité de “réévaluer” la manière dont le chef-d’œuvre est présenté au public.

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