Decathlon, Guess Jeans et Sandro ne sont que quelques-unes des entreprises de mode qui profitent des opportunités de croissance de l’Inde. Ce pays d’Asie du Sud devient de plus en plus important pour l’industrie de la mode. Selon la plateforme de statistiques Statista, le marché indien de la mode devrait croître de 9,02 % par an entre 2025 et 2029. Cette croissance crée de grandes opportunités pour les entreprises de mode en Inde, un pays qui, en plus des avantages financiers, offre également des opportunités de promouvoir une industrie de la mode socialement responsable.
Jeunes consommateurs
Surtout, la démographie indienne, qui compte un grand nombre de jeunes consommateurs, en fait un marché important pour les entreprises de mode. Selon l’agence de marketing WARC, la génération Alpha (née entre 2010 et 2024) et ses parents forment ensemble un groupe de consommateurs influents. La génération Alpha participe activement à influencer les décisions d’achat au sein de la famille.
De plus, les Gen Alphas sont des pionniers du numérique qui ont grandi avec la technologie et les médias sociaux. Ils privilégient les expériences personnalisées, immersives et interactives, qui offrent aux entreprises de mode la possibilité de développer des stratégies innovantes et digitales à la hauteur de leurs attentes.
Travailleurs qualifiés locaux et rentabilité
L’Inde est traditionnellement connue pour ses travailleurs locaux qualifiés et sa rentabilité. En produisant en Inde, les entreprises peuvent réduire leurs coûts, réduire leur empreinte environnementale et répondre plus rapidement aux demandes du marché local.
De plus en plus d’entreprises de mode semblent désormais accroître leurs investissements dans le pays. C’est également le cas du géant français de la mode Decathlon, qui a récemment annoncé qu’il consacrerait 100 millions d’euros à ses projets de croissance en Inde au cours des cinq prochaines années. L’entreprise vise également à produire 85 % de ses produits localement en Inde d’ici 2026.
La société de mode américaine Guess Jeans a également récemment annoncé son intention d’investir dans ce pays d’Asie du Sud. Dans un communiqué de presse officiel, Guess Jeans a déclaré que la marque entrerait sur le marché indien et bénéficierait de « la connaissance du marché local et de la solide infrastructure » de Tata CLiQ, une filiale du conglomérat indien Tata Group. L’Inde a réalisé d’importants investissements ces dernières années pour améliorer ses infrastructures, notamment ses ports, ses routes et ses réseaux logistiques, selon une étude de Reuters.
Plus récemment, la maison de couture parisienne Sandro a annoncé l’ouverture de sa première boutique en Inde à Mumbai en collaboration avec Reliance Brands Limited. La boutique de 150 mètres carrés propose des vêtements et accessoires exclusifs pour hommes et femmes. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à développer la marque en Asie du Sud, avec Reliance Brands, filiale de Reliance Industries, comme partenaire compte tenu de son expérience réussie dans la région. Reliance Brands a noué des partenariats avec des marques de mode telles que Burberry, Coach et Tiffany & Co., élargissant ainsi la présence de produits haut de gamme et de luxe sur le marché indien à travers des magasins physiques et des ventes en ligne.
Opportunités RSE
Bien que l’Inde offre des avantages significatifs aux entreprises de mode en raison de sa population jeune et de ses capacités de production locales améliorées, le pays est également connu pour ses mauvaises conditions de travail, ses inégalités sociales et sa corruption. Travailler en Inde est donc associé à des défis, mais aussi à des opportunités en matière de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), comme l’explique Paulien Wesselink, PDG et fondateur d’O My Bag, dans une interview accordée à FashionUnited.
O My Bag investit consciemment en Inde depuis sa création en 2011 dans le but de résoudre ces problèmes et de contribuer à un changement positif aux niveaux social et économique. En outre, Wesselink a déclaré que depuis 2020, l’entreprise verse une « prime de salaire vital » à ses opérations de fabrication en Inde, qui est supérieure au salaire minimum et permet aux familles de réellement gagner leur vie.
« Les marques investissent souvent beaucoup d’argent pour fixer des salaires et des conditions de travail équitables. Pour les entreprises qui produisent dans le monde entier, cela signifie qu’elles doivent respecter des normes et des salaires minimum légaux différents sur chaque site. L’ONU (Nations Unies) et les autorités locales fixent chacune des normes différentes, ce qui rend difficile la recherche d’une approche universelle. C’est pourquoi nous travaillons avec des ONG locales (organisations non gouvernementales) pour garantir que cette prime soit utilisée efficacement. Nous proposons également des formations sur les systèmes de rémunération et de rémunération équitables afin que les propriétaires d’usines puissent les mettre en œuvre efficacement. Cela comprend également une formation des équipes locales sur l’importance d’un salaire décent et d’une culture financière afin que les travailleurs apprennent à bien gérer leurs revenus et à épargner pour leur famille », explique Wesselink.
Cet article a déjà été publié sur FashionUnited.nl et a été créé à l’aide d’outils numériques traduit.
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