Pas dix, pas cent, mais quinze mille signaux d’alarme pour la paix. Ils sont actuellement réalisés dans trois écoles aux Pays-Bas, dont une école à Schijndel. Les drapeaux seront placés dans la Vallée de la Paix, dans le nord de la France. “Les gens sont prêts à penser à la paix”, pense l’initiateur Jean-Paul de Vries d’Eindhoven. Et c’est nécessaire, pense-t-il. “Tous ces soldats, qu’ils soient Américains, Russes, musulmans ou catholiques, sont tous dans la même misère.”

Écrit par

Anouk Lambregts

Drapeaux pour la paixou Drapeaux pour la paix. Ce sera le nom du projet qui sera exposé dans la vallée en mars La Robinette en Romagne. Ceci est situé dans le nord de la France, près du village de Romagne-sous-Montfaucon. Jean-Paul possède un musée de la guerre dans le même village depuis près de trente ans. “Je n’ai jamais compris pourquoi les gens se battent lorsqu’ils se disputent. Si on faisait du tapage le soir dans un café, on se rattrapait le matin à la boulangerie. Mais aujourd’hui, les gens ne communiquent plus entre eux. autre.”

La paix ne peut pas être tenue pour acquise, c’est le message que l’artiste souhaite transmettre. “Cela devrait faire réfléchir les gens. J’espère que lorsqu’ils verront les drapeaux, les gens réfléchiront à la folie de la guerre. J’espère que les gens pourront à nouveau se regarder et s’excuser.”

“Tous les soldats ont une amoureuse à la maison ou ont été amoureux à un moment donné.”

La couleur rouge des drapeaux n’a pas été choisie au hasard. “Quand les feuilles redeviennent vertes, le rouge est plus visible. Le rouge représente le sang qui a coulé et coule encore de tous ces garçons tombés pendant la guerre. Mais le rouge représente aussi l’amour, car tous ces soldats aussi une chose en commun ; ils ont tous une chérie à la maison ou ils ont été amoureux à un moment donné. “

Une rivière de drapeaux, à l'endroit où se trouvait autrefois une tranchée (photo : Jean-Paul de Vries)
Une rivière de drapeaux, à l’endroit où se trouvait autrefois une tranchée (photo : Jean-Paul de Vries)

Le projet artistique porte sur la paix au sens le plus large du terme. Jean-Paul a essayé de s’y engager toute sa vie. Sur des projets antérieurs plus petits, il a placé des drapeaux rouges en forme de rivière sinueuse. “Une rivière serpente dans la nature, comme les guerres dans une région.” Après les projets précédents et plus tard les drapeaux Vallée de la Paixil espère pouvoir déclencher des signaux d’alarme dans de nombreux autres endroits. “Je préférerais les placer dans tous les lieux caractéristiques des guerres. Waterloo en Belgique, Normandie en France, sur le pont de Son en Breugel et bien d’autres endroits, partout dans le monde.”

Ce qui a commencé par un désir de paix s’est transformé en une collection d’objets de guerre avec une histoire. Aujourd’hui, 29 ans plus tard, il dispose d’un musée de la guerre très fréquenté et de projets majeurs et significatifs à l’ordre du jour. Près de Drapeaux pour la paixJean-Paul espère pouvoir prochainement exposer au Centre Mondial pour la Paix, au Palais de Verdun en France. C’est l’endroit idéal pour la paix, si vous lui demandez. “Je collectionne 21 000 objets de la Première Guerre mondiale pour construire un mur avec d’anciennes boîtes aux lettres. Il fera vingt mètres de long. Les gens pourront ainsi traverser la folie qu’est la guerre.”

“L’homme n’est pas fait pour se battre, pour discuter.”

Ce que Jean-Paul veut encore dire en ces temps mouvementés, c’est de continuer à communiquer les uns avec les autres. “L’homme n’est pas fait pour se battre, pour parler. En fin de compte, nous sommes tous humains et nous faisons tous l’expérience de l’amour.”

Un projet antérieur avec des drapeaux rouges pour la paix (Photo : Jean-Paul de Vries)
Un projet antérieur avec des drapeaux rouges pour la paix (Photo : Jean-Paul de Vries)



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