Nole est inscrit sur la liste des engagés pour le tournoi de Brisbane (qui débute le 29 décembre) qui ouvrira une année cruciale : le programme est ambitieux, l’entraîneur Murray peut faire la différence

Luigi Ansaloni

25 décembre – 14h31 -MILAN

Novak Djokovic a travaillé lumières éteintes pour préparer 2025, année décisive pour lui. La croisée des chemins est claire : près de 38 printemps, le Serbe renaîtra des cendres de 2024 et redeviendra constant et compétitif, ou bien les portes de ce mot jamais prononcé jusqu’à présent, retraite, pourraient s’ouvrir pour lui. Il ne veut pas de ce Nole, pas du tout. “Pendant l’intersaison, je vais travailler dur. J’avais juste besoin de me ressourcer et de me rafraîchir un peu après une année épuisante”, avait déclaré le Serbe, et c’est exactement ce qu’il a fait. Peu, très peu d’apparitions sur les réseaux sociaux, mais aussi de déclarations, avec à ses côtés son nouvel entraîneur, son ami et ancien rival Andy Murray, qui a pour mission de relancer ceux qui l’ont presque toujours battu au cours de sa carrière.

vers Brisbane

Le pari est intrigant et c’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles les débuts du 24 fois vainqueur du Grand Chelem, qui auront lieu au tournoi de Brisbane (à partir du 29 décembre), chatouillent l’imagination de tous les fans et pas seulement, aussi parce qu’il non seulement il s’inscrira au tournoi en simple, mais aussi au tournoi en double avec Nick Kyrgios. Le projet de Djokovic pour 2025 est de disputer plus de tournois et donc de jouer davantage (en 2024, il n’a participé qu’à 12 événements), et évidemment d’essayer d’en gagner le plus possible. Du slam avant tout, pour tenter au moins d’atteindre 25 ans, ce qui ferait de lui l’être humain le plus titré de l’histoire des majors.

ce n’est pas l’homme à battre

Ce ne sera pas facile, le Serbe le sait très bien. L’une des grandes nouvelles de cette saison, c’est que pour la première fois depuis des années, Djokovic n’est plus l’homme à battre, le plus redouté, celui qu’il faut craindre sur le terrain. En Australie, son règne depuis des années (il a gagné 10 fois à Melbourne), les favoris sont les autres, Jannik Sinner en premier lieu, celui qui lui a ravi le trône d’abord à la Rod Laver Arena puis au classement mondial. Pour ce faire, disent ceux qui le connaissent bien (comme le capitaine de la Serbie, Viktor Troicki), Djokovic s’est entraîné cette intersaison comme il ne l’avait pas fait depuis très, très longtemps, avec de nouvelles stimuli. Est-ce que cela suffira ? Nous le saurons bientôt, à commencer par Brisbane.





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