Le procès contre Sean « Diddy » Combs ne devrait pas commencer avant mai 2025. Mais le parquet et l’équipe du magnat du rap mettent déjà les bouchées doubles.
Les avocats de Combs sont indignés que la police fédérale ait fouillé sa cellule de prison et confisqué un paquet de documents personnels. Les autorités ont également découvert des notes confidentielles sur la stratégie pour la prochaine audience principale. C’est ce que rapportent les médias américains, notamment le « Hollywood Reporter » et le tabloïd « TMZ », qui ont eu accès aux documents.
Ils ont remarqué l’action au Metropolitan Detention Center (MDC) de Brooklyn vendredi soir (15 novembre), affirme l’avocat de Combs, Marc Agnifilo. Selon ses déclarations, la police fédérale aurait déjà reconnu détenir des notes provenant de la cellule de Diddy.
« Violation du droit à une procédure régulière »
Cette perquisition et saisie violerait les droits de Combs en vertu des quatrième, cinquième et sixième amendements de la Constitution américaine. Agnifilo parle d’un « comportement scandaleux des autorités, qui constitue une violation du droit à une procédure régulière ».
Vous demandez donc une audition rapide des preuves. “Il s’agit d’une question urgente puisque le gouvernement est en possession des notes confidentielles de M. Combs adressées à ses avocats concernant les témoins de la défense et les stratégies de défense.”
Image supposée d’un homme propre
Les avocats de New York ont déjà soumis leurs questions clés pour l’audience demandée : qui a autorisé la perquisition dans la cellule de prison de Combs ? Qui a décidé de ce qui devait être confisqué ? Qui a remis les objets saisis au bureau du procureur américain ?
Le contexte de cette perquisition dans les cellules est probablement la réunion prévue vendredi 22 novembre au cours de laquelle l’équipe Combs demandera sa libération sous caution pour la troisième fois jusqu’au début du procès. Le procureur ne veut rien savoir. Elle rétorque que Combs et son réseau pourraient alors influencer (et harceler) les témoins encore plus facilement. Même depuis sa cellule, le père de sept enfants aurait délibérément propagé sa supposée image d’homme propre.

