Les espaces de travail trop chauds ou trop froids sont non seulement inconfortables, mais peuvent également avoir un impact négatif sur la santé des salariés. Dans le domaine de la protection des salariés, il existe donc des exigences concernant la température minimale sur le lieu de travail. Toutefois, le fait de tomber en dessous des valeurs limites ne constitue qu’un droit de refuser de travailler dans des circonstances particulières.
Mesures d’économie d’énergie du gouvernement fédéral
En septembre 2022, face à la crise énergétique, le Conseil des ministres fédéral a adopté une ordonnance sur les économies d’énergie dont l’ensemble de mesures devait contribuer à garantir l’approvisionnement en énergie. Les mesures d’économie d’énergie à court terme qui ont expiré le 15 avril 2023 et qui ont expiré le 15 avril 2023, prévoyaient également une réduction du chauffage des bureaux.
Les mesures à moyen terme sont censées s’appliquer jusqu’au 30 septembre 2024 et prévoient également des mesures d’économie d’énergie dans le secteur du bâtiment, conçues à titre de mesures de précaution. Concrètement, le règlement réglemente les mesures techniques d’économie d’énergie dans les bâtiments et oblige les entreprises à mettre en œuvre des systèmes de gestion de l’énergie.
Grâce à l’approvisionnement stable en gaz en Allemagne, la sécurité d’approvisionnement est désormais à nouveau garantie, selon une contribution du gouvernement fédéral. Aucun risque majeur de pénurie d’approvisionnement énergétique n’est observé. Néanmoins, une consommation économique d’énergie et de gaz reste importante. En raison des prix élevés de l’énergie, de nombreuses entreprises s’efforcent de maintenir leur propre consommation d’énergie aussi basse que possible, quelles que soient les exigences réglementaires, comme le montre une publication de KfW Research.
Les exigences de l’ordonnance sur le lieu de travail sont déterminantes
Les exigences de l’ordonnance sur le lieu de travail s’appliquent également à la température sur le lieu de travail, avec les températures minimales suivantes :
• 20 degrés Celsius pour un travail physiquement léger et principalement sédentaire
• 19 degrés Celsius pour les activités physiquement légères et principalement debout ou marchant.
• 19 degrés Celsius pour les activités moyennement difficiles et principalement debout ou marchant.
• 17 degrés Celsius pour les activités moyennement difficiles et principalement debout ou marchant.
• 12 degrés Celsius pour les activités physiquement exigeantes
• 21 degrés Celsius pour les salles de pause ou les sanitaires
Ces températures ambiantes respectueuses de la santé, réglementées par la loi, visent à éviter une exposition accrue au froid sur le lieu de travail.
Droit de refuser l’exécution uniquement si les valeurs limites sont intentionnellement inférieures
Les employeurs sont tenus de garantir la température minimale sur le lieu de travail à tout moment de la journée. Les fluctuations ne sont autorisées que pendant de courtes périodes lors de la ventilation des pièces.
Toutefois, les salariés n’ont pas le droit de refuser de travailler si la température dans les bureaux tombe en dessous des limites légales. Sinon, vous risquez même des conséquences en vertu du droit du travail, comme un avertissement ou même un licenciement, selon le magazine Fachanwalt.de. Au lieu de cela, vous devez d’abord en informer votre employeur. Celui-ci doit alors prendre les contre-mesures appropriées pour que la température minimale prescrite soit atteinte.
Si l’employeur ne fait rien alors qu’il en a été informé et que la température est si basse que la santé est altérée, les salariés sont autorisés à arrêter le travail. Dans les entreprises dotées d’un comité d’entreprise, il est conseillé de l’impliquer afin qu’il insiste pour que l’employeur prenne les mesures appropriées, selon Fachanwalt.de. Cela signifie que les salariés qui arrêtent effectivement de travailler parce que l’employeur ne fait rien ont la charge de la preuve. Vous devez pouvoir prouver que la température est si basse qu’elle présente un risque pour la santé. C’est pourquoi la température dans les locaux de travail doit être enregistrée photographiquement à différents moments afin de pouvoir le prouver ultérieurement en cas de litige, conseille Fachanwalt.de.
M. Schausbreitner / rédaction finanzen.net

