35 Détenus en Colombie Demandent l’Intervention de Gustavo Petro

Trente-cinq citoyens, actuellement détenus en Colombie avec des demandes d’extradition vers le Venezuela, ont appelé le président Gustavo Petro à suspendre immédiatement leur transfert. Leur argument repose sur une amnistie générale récemment annoncée au Venezuela, qui pourrait annuler la base légale des charges qui pèsent contre eux.

La Demande d’Amnistie

Cette demande a été formellement déposée le 23 février 2026 auprès de plusieurs institutions, dont la présidence et le ministère de la Justice. Les détenus, regroupés sous le nom de “Victimes du Fausse Terrorisme”, représentent un total de 32 hommes et trois femmes, accusés de charges variées, notamment de terrorisme et d’incitation à la haine.

Ils estiment que ces accusations tombent sous le coup de l’amnistie décrétée le 30 janvier 2026 et ne devraient donc pas justifier leur extradition vers le Venezuela.

Les Principes de Non-Renvoi et les Droits de l’Homme

En plus de la question de l’amnistie, les détenus soulignent que leur extradition pourrait violer le principe de non-renvoi, inscrit dans la Convention contre la Torture. Ce principe interdit de renvoyer une personne vers un pays où sa vie ou son intégrité physique seraient menacées.

Les déclarations de la Cour Suprême de Justice de Colombie réfutent également l’idée d’une extradition vers le Venezuela, faisant état de risques pour les droits des extradés.

Contexte de Crise Carcérale au Venezuela

La situation des détenus colombiens est révélatrice d’une crise carcérale plus vaste au Venezuela, où les droits des prisonniers sont souvent bafoués. Plus de 80 citoyens colombiens, notamment ceux détenus à la prison El Rodeo I, ont récemment entamé une grève de la faim pour obtenir leur liberté et un meilleur accès aux soins médicaux.

Progrès et Limitations de l’Amnistie

Bien que la loi d’amnistie approuvée par l’Assemblée nationale vénézuélienne suscite des espoirs de libération, elle présente des limites. Les exceptions incluent des personnes ayant participé à des actions terroristes, souvent utilisées contre des figures de l’opposition.

Ainsi, un nombre considérable de demandes d’amnistie, plus de 1.500, restent sans réponse, accentuant les inquiétudes sur la santé des détenus et la gestion opaque du régime de Delcy Rodríguez.

Appel à l’Aide Humanitaire

La situation a suscité des appels à l’action, notamment de la coordination pour la liberté des prisonniers politiques, qui demande une aide humanitaire d’urgence. Les familles des prisonniers plaident pour un accès accru aux soins médicaux et aux droits fondamentaux des détenus.

La nécessité d’une intervention rapide se fait de plus en plus pressante, et cette affaire met en lumière les engagements du gouvernement colombien en matière de droits humains.

Conclusion

Les 35 demandeurs d’asile en Colombie font face à un dilemme crucial qui touche à la fois à leurs droits fondamentaux et aux implications diplomatiques entre Colombie et Venezuela. Avec le contexte actuel d’amnistie et le respect des droits humains, cette affaire mérite une attention urgente et sérieuse.



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