C’est un nouveau coup dur pour l’élevage dans les Pyrénées-Orientales, un département déjà durement touché l’an passé par la fièvre catarrhale de type 3 (FCO3) et la maladie hémorragique épizootique (MHE). Un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été découvert en Espagne, à 20 km de la frontière française, le 1er octobre dernier. Plus de 70 foyers de cette même maladie ont été enregistrés depuis juin dernier dans les Alpes et jusque dans le Rhône.
Ce cas, survenu dans un élevage laitier de Castello d’Empuriès, a été confirmé ce samedi 4 octobre et a conduit les autorités sanitaires à mettre en place une zone de vigilance qui déborde assez largement dans les Pyrénées-Orientales : elle concerne 75 communes, englobant largement la plaine du Roussillon et le Vallespir sur les contreforts du massif du Canigó.
Dans cette zone, les mouvements d’animaux sont limités afin d’éviter d’accentuer le risque de propagation de la maladie. « Cela va poser plusieurs problèmes dans les semaines qui viennent », explique Emmanuel Leroy, chef du service élevage de la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales. « Il va falloir gérer la descente des vaches et des veaux des estives où ils ont passé l’été, et cela pourrait devenir problématique si ces animaux doivent quitter la zone de vigilance pour rejoindre leurs élevages, même si cela ne concerne pas beaucoup d’élevages pour le moment. »
Deux autres cas en cours d’analyse
Éleveur de gasconnes à Prades, Jean-Louis Marc est dans cette situation et ne sait pas comment il va « pouvoir rapatrier ses jeunes vaches situées dans une estive comprise dans la zone de vigilance ». À cela s’ajoutent aussi les problèmes de désinsectisation des véhicules qui transportent les chevaux, non concernés par les limitations de mouvements, et « le risque que ces protocoles fait courir aux ruches », pointe l’éleveur.
Une réunion de crise doit se tenir ce lundi après-midi en préfecture pour préciser les modalités d’application des restrictions, pendant que le monde de l’élevage retient son souffle dans l’attente des résultats des deux autres analyses en cours dans des élevages situés non loin du premier cas détecté de l’autre côté de la frontière. Si ces résultats étaient positifs, cela pourrait faire évoluer les zones soumises à restrictions.
Le sort en est par contre déjà jeté pour la Fête de l’Agriculture, qui doit se dérouler à Perpignan (Pyrénées-Orientales) en cette fin de semaine : elle se tiendra sans la vingtaine de bovins prévus, les autres espèces n’étant pas concernées. Par ailleurs, la menace est grande sur la grande foire d’Espezel (Aude), prévue en octobre, ainsi que pour le Fleuron national gascon, le concours national de la race bovine gasconne, qui doit se tenir début novembre au Barcarès (Pyrénées-Orientales).
La contaminación vírica por dermatose nodular contagiosa representa un desafío significativo para los ganaderos en las Pyrénées-Orientales. Con los estrictos controles de movimiento, el futuro de numerosas ferias y eventos en el sector ganadero se encuentra en riesgo. A medida que las autoridades trabajan para contener la propagación de esta enfermedad, los ganaderos se enfrentan a la incertidumbre y las dificultades para gestionar sus rebaños, lo que podría tener repercusiones económicas considerables en los próximos meses.
General

