C’est l’histoire de **David contre Goliath**, ou plutôt de **Lise Sobéron contre Goliath**. Entrepreneuse de 43 ans, la Caennaise a créé en 2024 l’application d’entraide entre parents **« Wondermum »**. Garde d’enfants, conseil de parentalité, bons plans, l’application cumule déjà plus de **10,000 membres** dont **3,000 actifs**. La success story locale aurait pu s’arrêter là si le géant américain **DC Comics**, filiale de **Warner** et créateur des personnages de **Batman** ou **Superman**, n’avait pas vu cette application comme une tentative de plagiat.
La multinationale américaine reproche à l’entrepreneuse française de s’être trop inspirée de son héroïne **Wonder Woman** et lui demande la suppression du nom, du logo et des personnages de l’application caennaise. En avril dernier, elle a même mis ses avocats sur le dossier.
De son côté, Lise Sobéron juge l’attaque de **DC Comics** sans fondement, notamment parce que sa **Wondermum** n’a pas grand-chose à voir avec le personnage en collants de **Wonder Woman**. « Mon seul pouvoir, c’est de rendre la vie des parents plus douce… et celle des enfants un peu plus marrante », réagit-elle sur Facebook.
« Tout part dans les frais d’avocats »
D’autant que c’est **Lou**, sa fille de 11 ans, qui a choisi le nom de l’application, après le décès de son père atteint par la maladie de **Charcot** : « Lorsque je lui ai parlé de mon projet d’entreprise, elle me répétait : Maman, t’es comme une superhéroïne, tu vas sauver les parents ! Tu devrais appeler ça Wondermum », racontait-elle en avril dans nos colonnes.
Lorsqu’elle a reçu le courrier des avocats français de **DC Comics** en avril, l’ancienne conseillère en gestion de patrimoine a d’abord cru à un poisson d’avril, mais six mois plus tard le conflit perdure et ses **frais d’avocats explosent** : « Je travaille **sept jours sur sept**, mais tout part dans les frais d’avocats. Je veux sauver mon entreprise », a-t-elle déclaré à la radio Ici.
**Dos au mur**, celle qui dit avoir déjà perdu **8 kg** dans cette bataille, a lancé une cagnotte en ligne Leetchi qui cumule déjà plus de **3,000 euros**. Pas suffisant pour décourager **DC Comics**, mais suffisamment pour attirer l’attention du Guardian, le plus grand journal britannique : « Peut-être que **DC Comics** et **Warner** vont finir par écouter ».
En résumé, la lutte entre Lise Sobéron et DC Comics illustre comment une petite entreprise peut affronter un géant de l’industrie. La volonté de Lise de défendre son projet et sa connexion émotionnelle à l’origine de son nom attirent l’attention de nombreux soutiens. Bien que la bataille judiciaire soit rude et coûteuse, son histoire rappelle que les idées originales et les passions peuvent inspirer un changement, même face à des adversités puissantes.

