
Génat, un **minuscule village** de la haute Ariège, a connu dernièrement un véritable **événement** : un **mariage**, le **premier** dans la commune depuis **14 ans**.
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"Je ne pouvais pas faire les photos et marier les gens en même temps, et ils ont tardé à me les envoyer." C’est en ces termes que **Jean-Paul Rouquier**, hilare, explique le temps qu’il lui a fallu pour informer ses administrés et la presse d’un véritable **événement** : un **mariage**. Le **premier** célébré depuis **14 ans** dans sa commune de **Génat**, un village de **24 habitants** – "mais avec les votants, on est bien une cinquantaine", s’esclaffe l’élu – niché au cœur des **Pyrénées** entre **Tarascon-sur-Ariège** et **Niaux**.
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<figure class="std-img" data-src="https://images.ladepeche.fr/api/v1/images/view/68a72f378b08bef0040c2a15/original/image.jpg?v=1">
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<span class="article-full__media-legend">Des mariés ou du maire, qui était le plus heureux ?</span>
<span class="article-full__media-author">Photo de la famille</span>
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L’occasion pour lui, en ce **28 juillet** déjà lointain, d’unir pour le meilleur et pour le pire le fils d’une **ancienne conseillère municipale**, **Alain Chamayou**, à sa dulcinée **Anne Morabito**, une psychologue qui, assure-t-il, "a conquis l’assistance par sa gentillesse et sa bonne humeur." "Et pour ajouter à l’originalité, il a été célébré un **lundi**", sourit l’heureux maire.
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<h2 class="txt-int">"Le marié avait bombé tous les virages avec : Je t’aime Sandrine"</h2>
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Car des mariages, Jean-Paul Rouquier n’en a pas connu beaucoup. "Depuis **2008** que je suis maire, c’est mon **quatrième**", dénombre-t-il sans avoir besoin de réfléchir. Pour le coup je me souviens de tous, ils étaient tous particuliers." Le premier, en **2008**, avait en effet de quoi le marquer : "Le marié avait bombé tous les virages de **Niaux** à Génat avec 'Je t’aime Sandrine', se souvient l’édile, toujours aussi hilare. Et des virages, il y en a…"
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"Le deuxième, en **2010**, c’était celui de mon pasteur hollandais, reprend Jean-Paul Rouquier. Il était prévu le **lundi 6 janvier** mais il y avait **70 centimètres** de neige, il avait fallu le reporter au **samedi d’après**." Le troisième, l’année suivante, est hélas plus triste : "C’était pour régulariser la situation d’un homme de **87 ans** avec sa femme qui exploitait une ferme, il est mort quelques jours après. Celui-là aussi, il a fallu l’organiser un **lundi**. Ce n’était pas simple, on a dû décaler tous les jours de secrétariat de mairie."
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<h2 class="txt-int">"Dans la mesure où on n’est pas nombreux, on ne meurt pas beaucoup non plus"</h2>
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Faussement embarrassé, l’édile préfère ne pas trop insister sur ce que ce **quatrième mariage** a lui aussi de particulier : une condition administrative **kafkaïenne** qui aurait dû empêcher la **cérémonie** de se tenir dans sa commune. "Ils ont dû faire une petite bidouille, élude-t-il. Mais le grand-père est enterré là, ils viennent passer leurs vacances ici, c’est pour ça qu’ils ont tenu à se marier à Génat."
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Quatorze ans d’attente lui ont-ils fait oublier comment célébrer une nouvelle union ? "J’ai une excellente secrétaire de mairie qui m’a rappelé comment faire", avoue l’édile avec un nouveau rire. "On n’imagine pas tous les **préparatifs** que ça nécessite, c’est tout un travail, et on s’est mis en quatre parce que la mamie avait été conseillère municipale."
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Quatre mariages, et combien d’**enterrements** ? "Je n’ai pas compté, mais il n’y en a pas tant que ça non plus, réfléchit Jean-Paul Rouquier, soudain plus sérieux. Dans la mesure où on n’est pas nombreux, on ne meurt pas beaucoup non plus… Par contre, il y a des gens qui viennent se faire **enterrer** dans le village qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam. Mais ils ont un **caveau** au cimetière, alors on les prend."
</p> Este evento marca no solo un regreso a la tradición de celebrar matrimonios en este pequeño y acogedor pueblo, sino también una revitalización de los lazos comunitarios y familiares. La unión de Anne y Alain en Génat se convierte en un recordatorio alegre de la importancia de la comunidad y de los momentos que nos unen, incluso en un lugar tan pequeño y especial. Con mucho humor y una profunda conexión con su pueblo, Jean-Paul Rouquier demuestra que, a pesar de los años y la escasez de eventos, la vida sigue llena de sorpresas y alegrías en los rincones más inesperados. ¡Enhorabuena a los nuevos esposos!
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