
Raccrocher la blouse ? Le psychiatre Thierry Ginolhac n’y pense pas. À 78 ans, le médecin responsable de l’hôpital de jour des Lices continue de consulter avec la même passion, malgré une vocation née par hasard.
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"Tant que j’ai la **santé**, je n’arrêterai pas". À 78 ans, à l’âge où d’autres profitent à fond de leur **retraite**, Thierry Ginolhac, figure de la **psychiatrie** castraise depuis plus de quarante ans, continue d’officier avec la même passion. Originaire de la **région parisienne**, le docteur s’est installé à Castres en 1978. Depuis 1987, il est **responsable** de l’hôpital de jour. Mais la vocation n’était pas innée chez ce fils d’une mère sans profession et d’un père haut fonctionnaire. "Je voulais être **chirurgien orthopédique**, mais je me suis aperçu que je n’étais pas fait pour bricoler", s’amuse-t-il.
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Il découvre la **psychiatrie** par hasard, lorsqu’il est affecté à l’internat d’Aurillac à 25 ans. Le coup de cœur fut immédiat : "Je me suis senti chez moi. Il y a deux choses qui m’ont passionné : la **psychanalyse** de Freud et la psychothérapie institutionnelle", explique-t-il, évoquant cette technique de soins centrée sur la **dynamique de groupe** et la relation entre soignants et soignés, notamment portée par le Dr Daniel Ajzenberg à Lavaur.
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<h2 class="txt-int">"Ce qui est passionnant, c’est que chaque patient est différent"</h2>
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"Je demande aux **infirmières** de rester le plus possible avec les patients", insiste-t-il, regrettant que, dans certains établissements, on se contente parfois de donner un "baby phone" aux malades. "Ce qui est passionnant dans la psychiatrie, c’est que chaque patient est différent." Selon lui, "le but de la structure hospitalière, c’est de permettre à chaque patient d’exprimer sa **souffrance**, son **mal-être**". Le médecin est à l’origine de l’association "Demeter". Objectif : récolter des fonds pour financer des activités à l’hôpital, comme les boules lyonnaises, discipline dans laquelle un patient s’est illustré en **championnat** le mois dernier.
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"Quand vous mettez en place une activité, les patients vont s’investir, ils vont avoir envie de réussir. Il y a toute une dynamique qui se crée, et qui leur permet d’oublier momentanément leurs soucis du quotidien", explique-t-il. **Football**, **Qi gong** ou encore **équitation** font partie des propositions. "Les psychotiques arrivent à communiquer avec un animal parfois plus facilement qu’avec les autres", observe-t-il.
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<h2 class="txt-int">"Je travaille 12 heures par jour"</h2>
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"J’ai eu la chance de faire tout ce que je pouvais imaginer en tant que psychiatre. Ce que j’aime, c’est la **diversité**." Pendant vingt ans, il collabore avec Pierre Fabre, pour développer des **médicaments** : "Une magnifique rencontre." Aujourd’hui, Thierry Ginolhac partage son temps entre un cabinet à Toulouse et l’hôpital de jour des Lices, où il revient deux fois par semaine. "Ici, j’ai une équipe exceptionnelle, que ce soit les infirmières, les agents des services hospitaliers, la secrétaire ou l’assistante sociale." Il est également expert auprès de la **cour d’appel** de Toulouse. "Je travaille grosso modo douze heures par jour", confie-t-il. "Comme les jeunes psychiatres travaillent moins car ils privilégient leur vie personnelle, il en faudrait encore plus pour remplacer les anciens. Il y a beaucoup de **postes vacants**."
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Interrogé sur l’évolution de son métier, le psychiatre se montre sceptique : "Actuellement, la psychanalyse n’est plus du tout à la mode, elle est complètement jetée", déplore-t-il. "Il faudrait que les psychiatres se connaissent eux-mêmes. Ajzenberg me disait qu’il faut 'balayer devant sa porte'; sinon on soigne les gens de façon **dangereuse**, pour les patients et pour soi-même." Quant à la **pénurie** de soignants, le docteur se montre inquiet : "L’hôpital est à l’os. On a des difficultés au niveau du personnel qui sont terrifiantes". À Castres, il manque un équivalent temps plein d’infirmière. "Mon combat, c’est de récupérer des postes. Si je n’avais plus de problèmes à gérer, je ne serais plus là."
</p>La trayectoria de Thierry Ginolhac resalta la importancia de la dedicación en el ámbito de la salud mental. A través de su experiencia, pone de relieve los retos actuales en la psiquiatría, así como la necesidad de un enfoque más humano. Su pasión por ayudar a los pacientes y su compromiso con la formación de futuras generaciones son un ejemplo de lo que significa ser un verdadero profesional en el campo de la salud. En un mundo donde la salud mental a menudo se subestima, su voz es una llamada a la acción.



