
Un clic peut mener en prison. En effet, aux États-Unis, un retraité de 61 ans a passé un mois derrière les barreaux à cause d’une publication sur Facebook. Le lendemain de l’assassinat du conservateur Charlie Kirk, Larry Bushart, résident du Tennessee, avait partagé un mème qui devenait viral sur les réseaux sociaux.
Cette image montrait le président Donald Trump, accompagnée d’une citation qu’il avait prononcée un an auparavant, après une fusillade dans une école de l’Iowa : « Il faut tourner la page » (ou « we have to get over it » en anglais). Bushart avait ajouté un commentaire : « Cela semble assez approprié aujourd’hui », alors que le pays était en état de choc suite à un meurtre filmé sous tous les angles par des spectateurs.
Le shérif, alerté par des lecteurs du post, a interprété cette publication comme une incitation à la violence, surtout parce qu’une école à proximité, dans le Tennessee, portait le même nom que celle de la fusillade. Ainsi, le retraité a été emmené, menottes aux poignets, au centre de détention, où il a passé un mois. Il a été poursuivi pour un acte considéré par les autorités comme un crime. La caution a été fixée à 2 millions de dollars.
Le cas de Bushart a été rendu public cette semaine, après qu’une chaîne de télévision locale a réalisé un reportage à son sujet. Un élu local a même écrit au procureur pour demander que cette situation cesse. Finalement, l’homme a été libéré mercredi et les charges ont été abandonnées. « Ça ne semble pas réel », a-t-il déclaré aux journalistes qui se pressaient pour couvrir cette histoire incroyable. « Je n’a jamais cherché à faire le buzz », a-t-il ajouté. « Et pourtant, nous y voilà… »
Le vice-président JD Vance incite aux dénonciations
Suite à l’assassinat de Charlie Kirk, le camp conservateur a mal réagi face aux publications sur les réseaux sociaux, ainsi qu’aux commentaires lors de rassemblements, justifiant la mort de cet influenceur devenu populaire dans la sphère MAGA (Make America Great Again). De nombreux Américains ont ainsi perdu leur emploi. Le vice-président des États-Unis, JD Vance, a même demandé à chacun de dénoncer les publications jugées problématiques.
L’emballement a été tel que les personnes ciblées par cette soudaine restriction du 2e amendement, qui concerne la liberté d’expression, n’ont souvent fait que rappeler le parcours de Charlie Kirk, le type de message qu’il a popularisé dans ses discours, et combien ses propres paroles n’étaient pas exemptes de violence.
Quant au retraité du Tennessee, il a pu retrouver son domicile. Ce jeudi matin, cet ancien policier, toujours actif sur les réseaux sociaux, a recommencé à publier des messages destinés à ses abonnés, sans aborder des sujets politiques. Il a même partagé une chanson d’Elton John : « I’m still standing » (ou « Je suis toujours debout »), symbole de sa résilience.

