C’est un nouvel échec. **Israel** a annoncé jeudi le rappel pour consultations de ses **négociateurs** engagés au **Qatar** dans les discussions de cessez-le-feu avec le **Hamas**, alors que la pression internationale s’intensifie pour mettre fin à près de deux ans d’une **guerre** dévastatrice à **Gaza**.
« À la lumière de la réponse transmise ce (jeudi) matin par le Hamas, il a été décidé de rappeler l’équipe de négociation en Israël pour poursuivre les **consultations** », a indiqué le bureau du Premier ministre **Benyamin Netanyahou**.
La veille, le mouvement islamiste palestinien avait déclaré avoir répondu à une proposition de trêve de 60 jours dans la bande de Gaza, ravagée par plus de 21 mois de guerre et menacée de **famine**.
« D’autres options » pour ramener les otages ?
L’émissaire américain **Steve Witkoff** a acté jeudi l’échec des pourparlers menés à Doha en vue d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, mettant en cause la bonne foi du Hamas, et dit envisager « d’autres **options** » pour ramener les **otages**.
« Nous avons décidé de rapatrier notre équipe de Doha pour consultation après la dernière réponse du Hamas, qui montre clairement un manque de volonté de parvenir à un cessez-le-feu à Gaza », a-t-il déclaré dans un communiqué.
« Bien que les médiateurs aient déployé des efforts considérables, le Hamas ne semble pas agir de manière coordonnée ni de bonne foi », a continué Steve Witkoff, en soulignant que les États-Unis et leurs partenaires allaient « désormais envisager d’autres options pour ramener les otages chez eux et tenter de créer un environnement plus stable pour la **population** de Gaza ».
Une forte pression pour obtenir la fin de la guerre
Israël fait face à une pression croissante pour mettre fin aux **souffrances** des plus de deux millions de Palestiniens à Gaza, soumis à un **blocus** qui les prive d’une aide humanitaire vitale.
Le Forum des **familles** d’otages, principale association de proches des captifs retenus à Gaza, a fait part de sa « vive inquiétude » après le rappel des négociateurs, estimant que « chaque jour qui passe réduit les **chances** de sauver les otages ».
Les **pourparlers** indirects entre Israël et le Hamas, ouverts à Doha le 6 juillet sous médiation qatarienne, américaine et égyptienne, n’ont à ce jour abouti à aucun résultat concret.
Israël, qui refuse de donner des garanties sur un cessez-le-feu **permanent**, a indiqué mercredi avoir « accepté la proposition qatarienne ainsi que la proposition actualisée de (l’émissaire américain Steve) Witkoff », mais que « c’est le Hamas qui refuse ».
Israël, qui assiège Gaza depuis **octobre 2023**, a imposé un blocus total début mars, très partiellement assoupli fin mai, entraînant de graves pénuries de **nourriture**, médicaments et carburant.
Une situation critique à Gaza
Dans le même temps, les bombardements et tirs israéliens ont tué jeudi au moins 40 personnes dans le territoire palestinien assiégé, dont des enfants et des personnes venues recevoir de l’aide, selon la **Défense** civile locale.
Youssef **Hassouna**, journaliste vidéo de l’AFP habitant à Gaza ville, raconte qu’« il est extrêmement difficile d’obtenir de la **nourriture** » et de l’eau pour lui et sa famille.
Les agences de presse **AFP**, AP et Reuters, ainsi que la **BBC**, ont appelé Israël à « **autoriser** l’entrée et la sortie des journalistes à Gaza », se disant « profondément inquiets du fait que, désormais, la faim menace leur survie ».
Selon le patron de l’Organisation mondiale de la santé, **Tedros Adhanom Ghebreyesus**, une « grande proportion » de la population à Gaza « meurt de **faim** ». Mardi, un hôpital du territoire palestinien a annoncé le décès de 21 enfants en 72 heures, morts de **malnutrition** ou de faim.
Le gouvernement israélien s’est défendu en affirmant mercredi qu’à Gaza aujourd’hui, il n’y a pas de famine causée par Israël », accusant le Hamas d’empêcher la distribution de l’aide et de la piller — ce qu’il rejette.
Jeudi, les **autorités** israéliennes ont indiqué qu’environ 70 camions d’aide avaient été déchargés la veille aux points de passage et que plus de 150 « avaient déjà été récupérés par l’ONU et des **organisations** internationales à Gaza ». Les agences humanitaires affirment que les **autorisations** accordées par Israël sont limitées et que la coordination pour acheminer les camions constitue un défi majeur en zone de guerre.
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