Les Bleues voulaient un test. Elles l’ont eu. Et l’examen blanc est passé de justesse, à huit jours de l’entrée en lice à l’**Euro 2025**. L’équipe de **France** a été bousculée avant de se montrer **renversante** face au **Brésil** (3-2) ce vendredi soir au stade des Alpes de **Grenoble**, à quelques kilomètres de la **Suisse**, pays hôte de la compétition continentale. Une victoire en forme de **montagnes russes** qui n’offre aucune certitude, après six mois presque parfaits vécus en 2025.
Si l’objectif était de prendre l’air auprès des montagnes **alpines**, c’est raté. Étouffées par la chaleur grenobloise, asphyxiées par le pressing brésilien, les **Bleues** ont entamé cette dernière sortie de préparation de la pire des manières. Sans la capitaine **Griedge Mbock** (gêne musculaire), le sélectionneur **Laurent Bonadei** a aligné une défense expérimentale. Jeune et sans coordination.
Le **Brésil**, bourreau de la France en quarts de finale des **Jeux de Paris 2024**, en a profité grâce à une intensité de tous les instants. **Kerolin**, l’attaquante de **Manchester City**, a torturé **Maëlle Lakrar** puis **Selma Bacha**. La latérale gauche de l’**OL** a vécu un cauchemar avec une responsabilité engagée sur les deux buts de la **Seleção**, signés **Luany** (7e, 0-1) et **Kerolin** (12e, 0-2).
Après la **pause fraîcheur**, obligatoire sous cette chaleur, les Bleues ont retrouvé leur allant offensif, se procurant les premières bonnes situations. Dans une fin de mi-temps qui aurait pu voir deux ou trois nouveaux buts brésiliens, c’est bien la France qui a réussi à **recoller au score**. Après un poteau de **Kadidiatou Diani**, le ballon atterrit sur le pied gauche de **Grace Geyoro**, capitaine du soir (45e, 1-2). Un moindre mal.
« On va voir la réaction »
« On va voir les attitudes, la réaction car ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ça », annonce alors **Laurent Bonadei** au micro de **France 3**. **Marie-Antoinette Katoto** supplée **Clara Mateo**, un changement prévu avant la rencontre, à la pointe de l’attaque. Mais c’est encore **Geyoro** qui profite d’un cafouillage devant la surface et voit sa frappe du droit détournée de la main par **Sampaio** avec une nouvelle fin heureuse (56e, 2-2).
Relancées, les **Bleues** ont petit à petit pris un semblant de contrôle. Surtout après les entrées de **Delphine Cascarino** ou **Oriane Jean-François** (68e). **Cascarino** a créé d’énormes différences offensives pour servir parfaitement **Katoto**, auteure de son 38e but en 55 sélections de la tête (76e, 3-2).
« Je voulais vraiment un match très difficile, déclare **Laurent Bonadei** au micro de **France 3**. On l’a eu ce soir face au **Brésil**, finaliste des **Jeux olympiques**. J’ai aimé l’état d’esprit des joueuses qui ne renoncent pas et croient au projet de jeu. J’ai aimé la force de caractère et la forme de toutes les joueuses ».
Dans un choc rendu très **physique** par les Brésiliennes, le sélectionneur aura connu quelques frayeurs (**Karchaoui**, **Katoto**, **Malard**). Pour les bobos, il faudra attendre ce samedi.
Jour du départ pour la région de **Saint-Gall**, au nord-est de la **Suisse**, camp de base de l’équipe de France pendant l’**Euro 2025**. Dans huit jours, il y faudra affronter l’**Angleterre**, tenante du titre, pour débuter la compétition. D’ici là, les **Tricolores** ont du travail. Les multiples arrêts décisifs de **Pauline Peyraud-Magnin** ne masqueront pas toujours les errements défensifs.

