
En Pamiers, en Ariège, la **situation** concernant l’accès aux soins **gynécologiques** est particulièrement préoccupante. Alors que l’opération **Octobre Rose**, dédiée à la prévention du cancer du sein, est en plein essor, de nombreuses patientes se tournent vers les **pharmaciens**. Ces derniers, souvent en première ligne, font face à des défis majeurs pour guider les habitantes de la région. Dans ce contexte, le **témoignage** d’une jeune pharmacienne, Clara*, éclaire la réalité du terrain.
Clara travaille depuis peu dans une pharmacie du **centre-ville** de Pamiers, où l’environnement est décoré de **rose**, en hommage à l’opération “Octobre Rose”. Avec ses collègues, elle concentre ses efforts sur les femmes de **plus de 50 ans**, une population particulièrement touchée par le cancer du sein. “Plus on le dépiste tôt, plus il y a de chances que ça se passe bien”, explique-t-elle. Mais cette information est souvent contrecarrée par une **réalité** difficile : à Pamiers, il n’y a **pas de gynécologue** disponible.
Une position délicate pour les pharmaciens
La question cruciale est de savoir comment rediriger les patientes vers un professionnel de santé adéquat dans une zone où les médecins sont rares. “C’est toujours délicat, mais ce n’est pas seulement pour le cancer du sein et pas seulement en octobre. Toute l’année, 90% de mes patientes me savent sans rendez-vous pour différentes pathologies”, reconnaît Clara. Malgré cela, son équipe s’efforce de fournir les meilleures réponses possibles durant le mois de sensibilisation.
Lorsqu’une femme souhaite se faire dépister mais n’a pas de médecin traitant, Clara commence par faire connaître l’**autopalpation** : “On explique comment faire, lever le bras, palper doucement, puis fermement, de la poitrine aux aisselles.” Ses explications, bien rodées, visent à outiller les femmes avec des compétences élémentaires pour surveiller leur **santé**.
Faire avec les moyens du bord
Néanmoins, lorsque le doute s’installe, comme une masse suspecte, Clara note que la situation se complique. “Sans gynécologue, la prise de rendez-vous devient un défi. Souvent, les patientes vont chercher des soins à l’extérieur de Pamiers”, observe-t-elle. Pourtant, les pharmaciens essayent de proposer des alternatives pour effectuer le dépistage. “Les **sages-femmes** peuvent également réaliser ces dépistages”, précise-t-elle.
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Un des principaux problèmes rencontrés est la **distance** géographique entre Pamiers et les autres communes où les gynécologues sont disponibles. “Quand nous suggérons aux gens d’aller à la Tour-du-Crieu, certains nous disent qu’ils ne peuvent pas y aller, car ils n’ont pas de véhicule ou que leur emploi du temps ne le permet pas”, confie Clara, avec consternation.
Le Mammobile, la solution ariégeoise
Dans cette situation difficile, la **solution** à promouvoir est le **Mammobile**, une unité mobile de mammographie qui circule dans les villes de l’Ariège. Ce service est conçu pour surmonter la **désertification médicale** et rendre le dépistage du cancer du sein plus accessible.
Malheureusement, en octobre, le Mammobile ne s’est pas arrêté à Pamiers, mais à **Saint-Jean-Du-Falga**, une commune voisine. Il réaliserait des dépistages le 17 novembre, mais cela nécessite une **planification** de la part des patientes. “Il leur faut souvent un congé de travail, donc cela demande une certaine organisation”, souligne Clara.
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Pour l’équipe de la pharmacie, la question devient de plus en plus **complexe**. La majorité des médecins à Pamiers approchent de l’âge de la retraite. “Nous recommandons parfois aux patientes d’aller à **Toulouse**, qui est accessible par train”, indique Clara, soulignant un fait inquiétant : entre 2010 et 2022, le nombre de médecins généralistes a baissé de **13,3%** dans le département.
En conclusion, l’accessibilité aux soins gynécologiques à Pamiers pour les femmes est une problématique urgente qui nécessite une attention particulière. Les efforts déployés par des professionnels comme Clara et la mise en place de structures comme le Mammobile montrent qu’il existe des solutions, mais il est crucial d’améliorer fondamentalement les services de santé disponibles dans la région pour garantir que chaque femme ait le soutien et les soins dont elle a besoin.



