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C’est l’histoire d’un puzzle familial reconstitué pièce par pièce. Porté par une passion tenace pour la mémoire des siens, le Breton Pierre Le Feuvre s’est lancé sur les traces d’un cousin perdu de vue depuis l’enfance. Un vrai travail d’investigation qui l’a mené jusqu’en Aveyron.
C’est une histoire aussi inattendue que poignante : celle de **Pierre Le Feuvre**, un septuagénaire breton passionné d’**histoire familiale**, qui a consacré des années à reconstituer le puzzle de ses origines. Armé de **patience** et d’**intuition**, il remonte quotidiennement le fil des générations à travers les **archives de presse** et les sites de généalogie, jusqu’au jour où un article de **La Dépêche du Midi** attire son attention. On y parle d’un homme construisant des **monuments** avec des **allumettes**. Un détail fait tilt : il reconnait son cousin perdu de vue depuis l’enfance, **Serge Larmour**, aujourd’hui résident d’un **EHPAD** à **Villeneuve-d’Aveyron**, en Aveyron.
Déterminé à renouer les liens, Pierre contacte le journal, écrit à Serge, joint des **photos** et finit par organiser la rencontre. Les retrouvailles, d’abord timides, prennent un tour **émouvant**.
Sur les traces du passé
Passionné d’**histoire** depuis toujours, Pierre Le Feuvre se définit volontiers comme un **enquêteur familial**. Il aime fouiller les archives, croiser les sources et faire parler de **vieilles photographies** soigneusement conservées par sa mère. “Ma mère avait la particularité de tout garder. Dans le tas, j’ai une photo d’elle à l’âge de quatorze ans… et elle est née en 1913”, sourit-il. Cette passion l’a même mené à une autre surprise : “En effectuant mes recherches sur un site de généalogie, j’ai remarqué qu’une autre personne s’intéressait aux parents de ma grand-mère. Intrigué, je lui ai écrit : Vous êtes qui ? Et j’ai découvert que c’était une **cousine éloignée** qui menait des recherches similaires. C’est une vraie enquête d’investigation”, plaisante-t-il.
Une rencontre soigneusement préparée
Avant de se rendre en Aveyron, Pierre tient à **préparer le terrain**. Il envoie une lettre à Serge, expliquant qui il est et l’informant de sa **future visite**. “J’y avais joint des photos de famille, ainsi qu’une photo de mon épouse et moi. Et j’ai constaté plus tard qu’il l’avait précieusement gardée… ça m’a vraiment fait plaisir.” Mais les premiers contacts sont hésitants : “Je l’ai eu deux fois au téléphone. La première fois, il a raccroché aussitôt, sûrement parce qu’il ne comprenait pas ce que je lui voulais… Il était intimidé, sans doute.”
Ces premiers contacts, bien que timides, ont suffi à convaincre Pierre qu’il était temps d’aller à sa rencontre. “Il était content d’apprendre qu’il avait un cousin, mais il ne se souvenait pas de moi”, raconte Pierre en souriant. Accompagné d’**Angélique**, une des **soignantes** qui veille quotidiennement sur Serge, il redécouvre ce vieil homme qu’il n’avait pas revu depuis l’âge de dix ans. Ensemble, ils reconstituent peu à peu le parcours de Serge Larmour : un homme **libre**, un brin **marginal**, qui a sillonné les routes de France une grande partie de sa vie. “Il a beaucoup voyagé pour faire des saisons. Il a été cheminot, puis a travaillé une dizaine d’années à **La Poste** de Villefranche”, précise Pierre.
Aujourd’hui, Serge vit discrètement à l’EHPAD de Villeneuve-d’Aveyron. “Il est assez **solitaire**, il a peu de contacts avec les autres résidents. Il passe ses journées assis devant la télé… Ça fait drôle, parce qu’il est plus jeune que moi”, remarque Pierre.
Le destin des familles d’après-guerre
L’histoire de Serge et Pierre s’inscrit dans celle, plus **large**, des familles modestes d’après-guerre. “Nos parents faisaient partie de ces familles éclatées. Ils étaient **pauvres**, et souvent placés jeunes dans des fermes. Ma mère a été placée à huit ans… Elle a fait quelques années d’école, puis elle s’est mise au travail.” Pour Serge, le destin fut semblable. Pierre raconte : “Sa mère vivait à Vannes lorsqu’elle est tombée malade. Elle est allée se faire soigner dans un **sanatorium** à Bordeaux, où elle a rencontré celui qui allait devenir son mari.” Ainsi, les membres de la famille se sont dispersés un peu partout en France, suivant les opportunités de travail, comme beaucoup de **Bretons** de l’époque.
Cette enquête familiale a réveillé chez ce passionné d’histoire l’envie d’**écrire**. “Je m’intéresse à l’histoire depuis toujours. J’ai même travaillé sur le **patrimoine industriel**”, confie-t-il. “Je suis écrivain et j’ai l’intention de tirer de tout cela un **livre**, sous forme de fiction. J’aime partir de faits réels, comme cette enquête, et y ajouter une touche romanesque.”
La búsqueda de Pierre Le Feuvre es un recordatorio de la importancia de las raíces familiares y de cómo las historias individuales se entrelazan a lo largo del tiempo. Su viaje no solo le permitió reencontrarse con un ser querido, sino que también iluminó las dificultades y triunfos de su linaje, recordándonos que cada familia tiene una historia que merece ser contada.




