De la **Banque populaire** du quartier commerçant **Hay Al Amal** à **Salé** (Maroc), une ville d’un **million d’habitants** en périphérie de **Rabat**, il ne reste que les murs et une montagne de gravats. Mercredi soir, elle a été la proie des **flammes**, cible de casseurs en marge d’un rassemblement de la **GenZ212**. Ce collectif, composé principalement de **jeunes** et d’étudiants, organise depuis une semaine des manifestations quotidiennes à travers le Maroc, réclamant « plus d’**éducation** et de **santé** » tout en dénonçant la **corruption**. Ces contestations, bien que légitimes, ont parfois été émaillées de pillages, d’actes de **vandalisme** et d’affrontements avec les forces de l’ordre, souvent orchestrés par des éléments extérieurs au mouvement.
Chacun mesure l’ampleur des dégâts
Le jeudi qui a suivi les événements, le collectif a fermement **déclaré** « rejeter toute forme de **violence** » et a appelé les manifestants à respecter le caractère **pacifique** de cette **mobilisation** inédite, née sur la plateforme de messagerie Discord, prisée par les **gamers**.
Ce vendredi matin, une forte **odeur de brûlé** flottait dans l’air tandis qu’une dizaine d’ouvriers s’affairaient à déblayer les décombres à l’intérieur de l’établissement bancaire de Salé. L’un d’eux, avec une planche, tentait de sécuriser la climatisation menace de tomber sur la façade extérieure. À l’étage, le laboratoire d’analyses médicales a également été **incendié**, impactant les soins des patients.
Amal, 60 ans, une résidente du quartier, mesure l’ampleur des dégâts avec amertume. Elle avait un rendez-vous prévu dans ce « labo » pour ses **problèmes de santé**, mais celui-ci a dû être annulé la veille. « La **faute** revient à ces adolescents, pauvres et méchants, qui boivent de l’**alcool**, se droguent et détruisent tout. Les gens bien ne font pas ça ! », se désole cette femme, qualifiée de « **malade** » par son voisinage.
Pour de nombreux habitants interrogés, les « **voyous** » proviennent de différents quartiers populaires de Salé. « Ce sont des gamins déchaînés qui agissent par **amusement** », s’indigne Sami, qui vient de passage dans sa résidence secondaire après avoir vécu en **Suisse**.
« Ils n’ont pas réussi à voler les coffres »
« Pour moi, ce ne sont pas des Marocains, ce sont des **malfaiteurs** », commente le patron d’une droguerie, fort heureusement épargnée par les vandales. Selon lui, la plupart des casseurs sont des mineurs, des « petits ». « Leurs **parents** ne savent même pas qu’ils étaient là », ajoute-t-il. « En France aussi, vous avez eu ce genre de violences pendant la crise des **Gilets jaunes**, c’était bien pire qu’ici et ça n’a pas duré qu’un seul soir ! », se plaint un client à la retraite, désireux de voir la **lumière** braquée sur des problèmes plus profonds.
Dans la même rue, plusieurs **voitures** ont été brûlées, et une parfumerie, dont le rideau de fer est baissé, a été pillée. Deux agences de **transferts d’argent** ont également été endommagées, avec leurs vitrines brisées par des pavés. « Ils n’ont pas réussi à voler les coffres », signale un autre commerçant, soulagé du fait que le pire n’est pas arrivé.
Le gérant d’une boutique prise pour cible pointe du doigt les forces de l’ordre, qui ont, selon lui, « mis beaucoup de temps avant d’intervenir ». « Elles sont arrivées en retard, les casseurs ont été longtemps **libres** d’agir », décrit-il avec frustration. Il regrette que ces actes de **violence** nuisent aux revendications sociales du mouvement de la Génération Z marocaine. « Mais je sais que les casseurs n’en font pas partie. Je fais la différence », insiste celui qui continue de soutenir cette **jeunesse révoltée**.
La situación en Salé refleja no solo la lucha de la juventud por un cambio en el país, sino también las complejidades que surgen cuando la frustración se transforma en violencia. Es crucial que se establezcan canales de diálogo entre las autoridades y los jóvenes manifestantes, para garantizar que sus demandas sean escuchadas sin que se repitan estos actos de vandalismo que oscurecen las verdaderas intenciones de sus protestas.

