Mieux vaut tard que jamais. Un ancien **harceleur scolaire** est venu demander pardon à sa victime dans l’émission « Y a que la vérité qui compte », diffusée ce jeudi soir sur W9. Pour leur première sur leur nouvelle chaîne, Pascal Bataille et Laurent Fontaine accueillaient comme à leur habitude des **témoins** voulant énoncer une « vérité » à un proche.
Mais parmi eux, le **cas de Sullivan** a particulièrement marqué le public, lui qui est venu demander pardon à Lisa, celle qu’il a harcelée à l’adolescence. Le **jeune homme**, âgé de 26 ans, est ainsi revenu sur la période lors de laquelle il a été harcelé et moqué, notamment en raison de son surpoids. « J’avais une grande boule au ventre en arrivant à l’école. C’était un supplice. Je savais que j’allais être jugé, critiqué », se souvient-il.
« Le harcelé est devenu harceleur »
Un harcèlement qui a démarré au **collège**, « dès la 6e ». « Dès qu’on est un petit peu différent, la différence dérange, résume-t-il. J’étais gros et j’étais homosexuel, deux choses qui ne rentrent pas vraiment dans les cases. (…) Les gens vous le font savoir », poursuit Sullivan. Mais après deux ans de calvaire, « le harcelé est devenu harceleur », assume-t-il sans détour.
« J’étais au collège depuis deux ans lorsque je vois Lisa arriver » . L’adolescente, elle aussi, a un style différent. Sullivan s’engouffre dans la brèche, une bouée de sauvetage pour celui qui ne supporte plus les **brimades** quotidiennes. « Ça a été une étincelle, je me suis dit : Je vais être sauvé. C’est totalement méchant et aujourd’hui j’en ai conscience ». Pendant deux ans, il s’en prend régulièrement à l’ado au look gothique : moqueries, menaces, insultes… « J’ai été un gros con », reconnaît en larmes le jeune homme originaire de **Boulogne-sur-Mer** (Pas-de-Calais).
Une prise de conscience au travers d’une **conversation** sur les réseaux sociaux
« Tout ce qu’elle a vécu, moi aussi je l’ai vécu. Comment j’ai pu être aussi horrible, aussi ignoble ? », s’interroge-t-il. C’est à la faveur d’un court échange avec Lisa sur les réseaux sociaux il y a quelques années que Sullivan prend conscience du mal qu’il lui a fait. Lui-même n’ayant jamais reçu d’excuses de la part de ses harceleurs, il a expliqué vouloir aujourd’hui se libérer de ce fardeau. « À chaque fois que je recroise ces personnes, je me remémore l’enfer que j’ai vécu ».
Lisa, également âgée de 26 ans, est communicante pour une **association** d’anciens combattants, et réside toujours à Boulogne-sur-Mer. Cheveux bleus, maquillage noir et multiples piercings, Sullivan reconnaît tout de suite celle à laquelle il a mené la vie dure. « Elle n’a pas changé depuis le collège », lâche-t-il.
Pourtant, la jeune femme n’a aucune idée de la personne qui l’a conviée sur le plateau de l’émission désormais sur W9. Lorsque le visage de Sullivan apparaît sur l’écran, un **long silence** s’ensuit. Les traits de Lisa se figent, comme si elle revivait ces mois de harcèlement en une fraction de seconde. Elle peine à trouver ses mots, « un peu surprise » par cette présence de l’autre côté du rideau.
« Je sais qu’à cause de moi tu as vécu un enfer »
« Pardon Lisa », s’empresse de déclarer Sullivan à la seconde où la parole lui est offerte. Il éclate aussitôt en sanglots. « Je sais qu’à cause de moi tu as vécu un enfer au collège, balbutie-t-il. Je tenais vraiment à m’excuser, je sais que tu n’as pas dû vivre quelque chose de facile ».
De son côté, Lisa aussi est en larmes. « Je me souviens particulièrement de Sullivan, parce que lorsque je suis arrivée, il se faisait harceler. J’essayais justement de le défendre et c’est ça qui m’a fait le plus mal quand j’ai su qu’il en était à l’origine », raconte celle qui a développé une **phobie scolaire** et une agoraphobie à la suite de ces traumatismes.
« Je ne savais pas que tu avais essayé de me défendre, merci vraiment », lui réplique le jeune homme. Quelques instants plus tard, Lisa décide d’ouvrir le fameux rideau avant que les deux ex-ennemis ne **tombent dans les bras** l’un de l’autre.
La historia de Sullivan y Lisa nos muestra el poder de la reconciliación y la capacidad de los seres humanos para cambiar. Tras años marcados por el dolor y el sufrimiento, ambos protagonistas logran, en esta emocionante escena, cerrar un capítulo doloroso de sus vidas. Esta experiencia enfatiza la importancia de la empatía y el arrepentimiento, herramientas esenciales para la sanación en el contexto del acoso escolar. La historia resuena con muchos, recordando que cada paso hacia la redención puede ser un acto potente de valentía y transformación.
