
JOSE JORDAN / AFP
En España, un año después de las inundaciones mortales, una manifestación reúne 50.000 personas en Valencia el 25 de octubre de 2025.
<p class="asset asset-text">ESPAGNE - C'était il y a un an et l'émotion est encore très vive en Espagne. Fin octobre 2024, des pluies torrentielles avaient provoqué la mort de 229 personnes dans la région de Valence, la pire catastrophe du genre en Espagne depuis plusieurs décennies. Ce samedi 25 octobre, plus de 50.000 manifestants se sont rassemblés en début de soirée à Valence pour rendre hommage aux victimes et protester contre les autorités régionales.</p>
<p class="asset asset-text"><em>« Plus de 50.000 personnes ont participé (à la manifestation) à Valence »</em>, a indiqué la préfecture à l'AFP dans la soirée. Parmi la foule, de nombreuses pancartes brandies ont demandé <em>« Justice ! »</em>, dénoncé <em>« l'inaction criminelle »</em> des autorités de la région, en visant surtout leur président, Carlos Mazón, que les résidents jugent responsable de la gestion de la tragédie : <em>« Démission ! »</em></p>
<p class="asset asset-text"><em>« Les gens sont toujours en colère ! »</em>, dit à l'AFP Rosa Cerros, une fonctionnaire de 42 ans, venue avec son mari et ses deux filles. <em>« Pourquoi (les autorités) n'ont-elles pas évacué les gens ? »</em> face aux fortes pluies ?, interroge-t-elle. <em>« C'est incompréhensible ! »</em></p>
<h2>La **colère** no se ha apagado</h2>
<p class="asset asset-text">Il y a un an, les images avaient provoqué l’effroi : des torrents de boue qui emportent tout sur leur passage, piégeant de nombreux habitants dans des parkings, des magasins, chez eux. S’étaient ensuivies des semaines de manifestations, les sinistrés critiquant la gestion de l’alerte et des secours, tandis que le gouvernement central de gauche à Madrid et les autorités régionales de droite se renvoyaient la balle sur la responsabilité des uns et des autres.</p>
<p class="asset asset-text">En Espagne, pays très décentralisé, la gestion des catastrophes climatiques relève de la compétence des régions. Depuis, le courroux populaire n’a pas disparu.</p>
<p class="asset asset-text">Les habitants réclament toujours inlassablement des comptes au président régional, Carlos Mazón, qu’ils accusent de ne pas les avoir prévenus suffisamment à l’avance du danger que constituaient ces pluies diluviennes.</p>
<h2>Una víctima **encontrada** hace unos días</h2>
<p class="asset asset-text"><em>« L’alarme a retenti pratiquement au moment où tout le monde se noyait »</em>, a dénoncé samedi auprès de l’AFP Rosa Álvarez, la présidente d’une association de victimes de la tragédie. Elle a perdu son père de 80 ans ce jour-là.</p>
<p class="asset asset-text"><em>« Chaque minute comptait... »</em>, s’est lamentée cette femme de 51 ans, qui déplore <em>« la faillite »</em> des autorités. Les inondations ont touché près de 80 localités de la région de Valence.</p>
<p class="asset asset-text">Ces derniers jours, le corps d’un homme a d’ailleurs été retrouvé à plusieurs dizaines de kilomètres de son lieu de disparition il y a un an.</p>
<h2>Él **no estuvo** a la altura</h2>
<p class="asset asset-text">De son côté, Carlos Mazón s’est défendu à de nombreuses reprises en assurant que l’ampleur du phénomène climatique n’était pas prévisible et en rejetant la responsabilité de la gestion de la situation sur le gouvernement de gauche.</p>
<p class="asset asset-text">Son agenda et son action précise le 29 octobre 2024 demeurent toutefois un sujet d’enquête pour les médias espagnols, qui ont assuré cette semaine que le responsable avait passé une grande partie de son après-midi à déjeuner avec une journaliste, malgré les fortes pluies qui s’abattaient déjà dans la région.</p>
<p class="asset asset-text"><em>« Mazon n’était pas là où il aurait dû être ce jour-là. Il n’a pas été à la hauteur »</em>, a tancé dans la foule Gonzalo Bosch, un comptable de 38 ans originaire de Paiporta, l’une des villes les plus touchées par les inondations.</p>
<h2>**Funerales** de Estado el miércoles</h2>
<p class="asset asset-text">Pourtant, le responsable régional bénéficie toujours du soutien du patron du Parti populaire (PP, droite), Alberto Núñez Feijóo, qui <em>« n’a pas d’autre choix »</em>, d’après Antón Losada, professeur de sciences politiques à l’université de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest).</p>
<p class="asset asset-text">Son éventuel départ entraînerait des élections régionales anticipées, ce qui pourrait être <em>« catastrophique »</em> pour le PP, analyse-t-il auprès de l’AFP.</p>
<p class="asset asset-text">Des funérailles d’État pour rendre hommage aux personnes ayant alors péri sont prévues à Valence mercredi, jour du premier anniversaire des inondations, en présence du roi d’Espagne Felipe VI et du Premier ministre Pedro Sánchez.</p>La tragedia que asoló València un año atrás dejó una profunda herida en la sociedad española, evidenciando la necesidad urgente de mejorar los protocolos de emergencia y la preparación ante eventos climáticos extremos. Las voces de los que reclaman justicia resuenan en las calles, reflejando un clamor colectivo que no debe ser ignorado.



