{"id":983155,"date":"2023-10-23T09:34:47","date_gmt":"2023-10-23T11:34:47","guid":{"rendered":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/aftermath-est-la-premiere-grande-oeuvre-des-rolling-stones\/"},"modified":"2023-10-23T09:34:50","modified_gmt":"2023-10-23T11:34:50","slug":"aftermath-est-la-premiere-grande-oeuvre-des-rolling-stones","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/aftermath-est-la-premiere-grande-oeuvre-des-rolling-stones\/","title":{"rendered":"&#8220;Aftermath&#8221; est la premi\u00e8re grande \u0153uvre des Rolling Stones"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div>\n<p>La premi\u00e8re de nos revues de la carri\u00e8re des Rolling Stones ne pouvait que commencer avec leur premier v\u00e9ritable grand travail, \u00ab Aftermath \u00bb.  Il repr\u00e9sente le point culminant d&#8217;une ann\u00e9e -1965- au cours de laquelle le groupe a connu les avanc\u00e9es et changements les plus importants de sa carri\u00e8re.  Une m\u00e9tamorphose qui s&#8217;amorce en 1964, lorsque leur manager Andrew Loog Oldham oblige Jagger et Richards \u00e0 composer ensemble pour ne pas se laisser distancer par la nouvelle \u00e8re inaugur\u00e9e par les Beatles : il leur faut s&#8217;\u00e9loigner stylistiquement du purisme rythmique et blues de leurs d\u00e9buts pour se diriger vers des chansons plus beat et pop, et &#8211; surtout &#8211; compos\u00e9es par eux-m\u00eames. <\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats commenceront \u00e0 se manifester au d\u00e9but des ann\u00e9es 65. &#8220;The Last Time&#8221; (et sa superbe face B &#8220;Play With Fire&#8221;) surprit et ravit les fans et les critiques en f\u00e9vrier, &#8220;(I Can&#8217;t Get No) Satisfaction &#8216; a explos\u00e9 en juin avec une vague expansive qui dure encore, et l&#8217;excellent &#8216;Get Off My Cloud&#8217; confirmerait en septembre que Jagger et Richards avaient d\u00e9finitivement plus de talent pour la composition que Loog Oldham lui-m\u00eame ne l&#8217;avait imagin\u00e9 lorsqu&#8217;il les avait enferm\u00e9s il y a quelques mois dans un chambre d&#8217;h\u00f4tel et interdiction de sortir avant d&#8217;avoir termin\u00e9 leur premi\u00e8re chanson.<\/p>\n<p>Mais ce nouveau r\u00f4le de composition provoquerait un in\u00e9vitable mouvement tectonique dans le groupe, qui d\u00e9placerait Brian Jones vers un r\u00f4le de moins en moins pertinent et plus plein de ressentiment.  Il faut expliquer &#8211; m\u00eame si cela peut \u00eatre difficile \u00e0 comprendre aujourd&#8217;hui &#8211; que dans les premi\u00e8res ann\u00e9es du groupe Jones \u00e9tait le leader du groupe : sur le plan musical, il \u00e9tait celui qui avait le plus de poids dans le choix et l&#8217;arrangement d&#8217;un r\u00e9pertoire qui faisait principalement des reprises, en plus d&#8217;\u00eatre le membre le plus populaire parmi les fans : ses cheveux blonds \u00e9blouissants, son charisme et sa pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne ont attir\u00e9 encore plus d&#8217;attention que Mick Jagger.<\/p>\n<p>&#8220;Aftermath&#8221; a commenc\u00e9 \u00e0 enregistrer en d\u00e9cembre 1965 et est le premier album dans lequel toutes les chansons ont \u00e9t\u00e9 compos\u00e9es par Richards et Jagger, scellant ainsi d\u00e9finitivement ce changement dans la structure de pouvoir du groupe, et qui conduirait \u00e0 sa lente inutilit\u00e9 (et par cons\u00e9quent d\u00e9clin) de Jones.  Mais heureusement, \u00e0 ce moment-l\u00e0, il avait encore de l&#8217;\u00e9nergie et de la motivation pour trouver sa niche cr\u00e9ative et apporter des \u00e9l\u00e9ments essentiels au nouveau r\u00e9pertoire, un doux moment d&#8217;\u00e9quilibre artistique entre les trois qui ne durera pas tr\u00e8s longtemps, mais que &#8216;Aftermath&#8217; cristallisa d&#8217;une grande beaut\u00e9. .<\/p>\n<p>Les Stones seraient aid\u00e9s par d\u2019autres circonstances.  Par exemple, pour la premi\u00e8re fois, les sessions d&#8217;enregistrement ne se feraient pas contre la montre, leur offrant ainsi un espace cr\u00e9atif qui leur permettrait d&#8217;exp\u00e9rimenter en studio, ce dans lequel Jones \u00e9tait particuli\u00e8rement dou\u00e9.  Tout au long de &#8216;Aftermath&#8217; ses contributions aux arrangements instrumentaux enrichissent les compositions de Jagger et Richards dans une admirable synergie.  Tout cela les adaptait \u00e9galement \u00e0 l&#8217;environnement musical du moment, dans lequel soufflaient de nouveaux airs exploratoires : &#8220;Rubber Soul&#8221; des Beatles venait de sortir, et on commen\u00e7ait \u00e0 y voir des \u00e9l\u00e9ments d&#8217;exp\u00e9rimentation avec des instruments inhabituels, comme l&#8217;harmonium ou le sitar.  Il est donc parfaitement logique que la m\u00eame ann\u00e9e o\u00f9 les Beatles enregistraient \u00ab Norwegian Wood \u00bb et les Kinks \u00ab See My Friend \u00bb (tous deux incorporant du sitar), les Stones enregistraient \u00ab Paint it Black \u00bb pendant les sessions \u00ab Aftermath \u00bb.  George Harrison lui-m\u00eame avait initi\u00e9 Brian \u00e0 l&#8217;utilisation de cet instrument il y a des mois.<\/p>\n<p>Sur le plan stylistique donc, dans &#8216;Aftermath&#8217; le pass\u00e9 du groupe, le plus adepte du rythme et du blues et du rock and roll, coexiste, mais en m\u00eame temps ce c\u00f4t\u00e9 nouveau, plus curieux, \u00e0 la recherche de nouveaux sons, mais avec un \u0153il sur la cr\u00e9ation de chansons avec des accroches qui se classeraient dans les charts.  Dans le m\u00eame temps, les paroles de Jagger commencent \u00e0 aborder de nouveaux sujets, comme la litt\u00e9rature ou la satire sociale.<\/p>\n<p>&#8220;Mother&#8217;s Little Helper&#8221; ouvre l&#8217;album comme une excellente combinaison de tous ces \u00e9l\u00e9ments : un portrait moqueur de femmes au foyer de la classe moyenne accros au Valium, envelopp\u00e9 dans une chanson tr\u00e8s Kinks, \u00e0 laquelle Jones apporte un arrangement de guitare slide aux tonalit\u00e9s hindoues qui lui donnent un caract\u00e8re unique, et cela exprime de mani\u00e8re abstraite l&#8217;agitation parano\u00efaque de ce type de connexions.  En revanche, \u00ab\u00a0Lady Jane\u00a0\u00bb (une pri\u00e8re pour un amour non partag\u00e9 \u00e9crite \u00e0 la mani\u00e8re d&#8217;un po\u00e8me ancien) est une belle composition acoustique minimale, dont la m\u00e9lodie tr\u00e8s inspir\u00e9e donne \u00e0 l&#8217;arrangement un air de musique baroque, pour lequel il utilisez quelque chose qui n&#8217;a rien de baroque : le dulcimer, un instrument \u00e0 cordes typique du folk des Appalaches.  Encore une fois, une combinaison inattendue d\u2019\u00e9l\u00e9ments avec un r\u00e9sultat \u00e9tonnamment beau.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, &#8216;Aftermath&#8217; contient les premiers exemples d&#8217;une longue saga de chansons des Stones aux th\u00e8mes misogynes.  Quiconque se demande pourquoi les jeunes g\u00e9n\u00e9rations \u00e9coutent peu ces disques peut peut-\u00eatre comprendre (au-del\u00e0 d&#8217;autres raisons) que des vers comme \u00abRegarde cette stupide fille \/ la fa\u00e7on dont elle se poudre le nez, sa vanit\u00e9 devient de plus en plus visible.\u00bb \/ elle est la pire chose au monde \/ regarde cette stupide fille \u00bb (\u00ab Stupid Girl \u00bb) ne trouverait pas de place particuli\u00e8rement confortable dans la sc\u00e8ne musicale actuelle. <\/p>\n<p>C&#8217;est la m\u00eame chose pour &#8216;<a rel=\"nofollow noopener\" href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=UHcR648Cg3I\" target=\"_blank\">Sous mon pouce<\/a>&#8216;.  C&#8217;est l&#8217;une des grandes chansons de \u00ab Aftermath \u00bb, musicalement brillante.  Une structure et un arrangement r\u00e9solument soul qui fusionnent avec le son classique des Stones gr\u00e2ce aux guitares incomparables de Keith Richards, et dont l&#8217;excellente m\u00e9lodie est couronn\u00e9e par un superbe riff de marimba, un motif que Brian a d\u00e9cid\u00e9 d&#8217;incorporer anim\u00e9 par Jack Nietzsche, une autre figure cruciale de le r\u00e9sultat final de \u00ab Aftermath \u00bb.<\/p>\n<p>Admir\u00e9 par les Rolling Stones pour \u00eatre l&#8217;arrangeur fondamental des enregistrements de Phil Spector, Nietzsche appara\u00eet au g\u00e9n\u00e9rique simplement comme musicien de session, mais il a pratiquement servi de directeur musical de l&#8217;album et a grandement encourag\u00e9 Brian \u00e0 essayer diff\u00e9rents instruments et sons.  Le marimba en question \u00e9tait abandonn\u00e9 dans un coin du studio jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;ils d\u00e9cident de l&#8217;utiliser, avec des r\u00e9sultats si brillants.  Un motif musical qui ajoute tellement de caract\u00e8re \u00e0 la chanson que Nietzsche lui-m\u00eame et le bassiste Bill Wyman ont toujours soutenu que Jones aurait d\u00fb recevoir des cr\u00e9dits de composition (un autre exemple de la guerre pour la domination du groupe).<\/p>\n<p>Il est donc dommage que les m\u00e9rites musicaux de &#8220;Under My Thumb&#8221; soient assombris par des paroles c\u00e9l\u00e9brant le contr\u00f4le toxique exerc\u00e9 sur une femme : &#8220;Sous mon joug \/ la fille qui me dominait, celle qui me contr\u00f4lait, est maintenant sous mon joug \/ C&#8217;est gr\u00e2ce \u00e0 moi que le changement est arriv\u00e9 \/ la diff\u00e9rence dans les v\u00eatements qu&#8217;il porte, la fa\u00e7on dont il fait ce qu&#8217;on lui dit \/ c&#8217;est gr\u00e2ce \u00e0 moi.  Jagger a d\u00e9clar\u00e9 dans des interviews ult\u00e9rieures qu&#8217;\u00e0 cette \u00e9poque ils avaient des relations malsaines, et que &#8220;Under my Thumb&#8221; en est le reflet, une chanson qui \u00e9tait &#8220;un peu caricaturale, en r\u00e9ponse \u00e0 une femme qui contr\u00f4lait beaucoup&#8221;.<\/p>\n<p>Comme nous l&#8217;avons mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, dans &#8216;Aftermath&#8217; le groupe n&#8217;a pas oubli\u00e9 ses racines: dans la section centrale de l&#8217;album, compos\u00e9e de &#8216;Doncha Bother Me&#8217;, &#8216;Going Home&#8217; et &#8216;Flight 505&#8217;, les Stones r\u00e9apparaissent, le plus semblable aux initiales de leurs albums, avec des guitares tr\u00e8s rythm and blues et rock and roll classiques, des slides de Brian et des harmonicas de Mick, montrant que son \u00e9pine dorsale musicale \u00e9tait encore intacte et en excellent \u00e9tat&#8230; Cependant, le traitement tr\u00e8s pouss\u00e9 de &#8216; Going Home&#8217; comporte quand m\u00eame du avanc\u00e9, une jam session \u00e9tendue \u00e0 11 minutes qui aurait \u00e9t\u00e9 impensable en 1962.<\/p>\n<p>La face B continue avec \u00ab High and Dry \u00bb (une incursion dans le son country qui met en valeur la polyvalence stylistique de la voix de Jagger) et \u00ab Out of Time \u00bb, une autre des pi\u00e8ces ma\u00eetresses de cet album.  C&#8217;est l&#8217;autre grand morceau marimba de &#8216;Aftermath&#8217;, et un joyau pop absolu : c&#8217;est un vrai plaisir d&#8217;entendre Jagger chanter ce d\u00e9licieux \u00ab tu es obsol\u00e8te mon b\u00e9b\u00e9 \u00bb, en mode \u00ab garce \u00bb mais sans toxicit\u00e9.  &#8220;Tu m&#8217;as quitt\u00e9\u2026 et maintenant tu es d\u00e9connect\u00e9, au mauvais moment, ch\u00e9rie.&#8221;  Quelques mois plus tard, la chanson conna\u00eetra un grand succ\u00e8s dans la version de Chris Farlowe, ce qui la laissera quelque peu d\u00e9tach\u00e9e de l&#8217;h\u00e9ritage des Stones pendant des d\u00e9cennies.  Mais sa r\u00e9cente inclusion dans le film &#8220;Once Upon a Time in Hollywood&#8221; (dans lequel il joue dans son int\u00e9gralit\u00e9 pendant une s\u00e9quence enti\u00e8re) l&#8217;a redonn\u00e9 de l&#8217;actualit\u00e9, au point que le groupe l&#8217;a jou\u00e9 en live pour la premi\u00e8re fois depuis histoire (apr\u00e8s 56 ans !) l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re \u00e0 Madrid.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&#8217;infaillible rock and roll \u00e0 la Chuck Berry de &#8216;It&#8217;s Not Easy&#8217;, avec sa basse fuzz et un Jagger plus empathique (&#8220;C&#8217;est un \u00e9chec chez un homme \/ prendre sa copine pour acquise&#8221;), vient &#8216;I Am Waiting&#8217;, une merveille folk-rock totalement hypnotique.  Le dulcimer de Brian Jones revient, et les paroles de Jagger explorent d&#8217;autres territoires, moins rocailleux (un \u00e9nigmatique &#8220;J&#8217;attends toujours que quelqu&#8217;un vienne de quelque part&#8221;).  Il existe de nombreuses raisons pour soutenir l\u2019argument selon lequel, hypoth\u00e9tiquement, les Rolling Stones vraiment les plus int\u00e9ressants sont ceux acoustiques, et pas tant ceux du rock and roll, et il ne serait pas difficile de le d\u00e9fendre.  Les pierres de \u00ab Wild Horses \u00bb, \u00ab Play with Fire \u00bb, \u00ab Moonlight Mile \u00bb, \u00ab Lady Jane \u00bb, \u00ab Sweet Virginia \u00bb, \u00ab Torn and Frayed \u00bb et un tr\u00e8s long etc.  Mais disons simplement que ces deux facettes font du groupe quelque chose d&#8217;infiniment plus int\u00e9ressant que simplement \u00ab le meilleur groupe de rock and roll du monde \u00bb.<\/p>\n<p>La fin de l&#8217;album prend une tournure curieusement d\u00e9mod\u00e9e : &#8216;Take it or Leave&#8217; sonne comme un beat song de 1964, tr\u00e8s Beatles, mais tr\u00e8s \u00ab girl group \u00bb aussi, avec la voix doubl\u00e9e de Mick, fa\u00e7on Shirelles.  Peut-\u00eatre que la pr\u00e9sence de Jack Nietzsche les a encourag\u00e9s ou inspir\u00e9s \u00e0 le faire.  &#8216;Think&#8217;, malgr\u00e9 sa guitare fuzz et son c\u00f4t\u00e9 folk-rock, sonne \u00e9galement l\u00e9g\u00e8rement plat et typique par rapport aux r\u00e9alisations du reste de l&#8217;album.  Heureusement, la cl\u00f4ture avec &#8216;What to Do&#8217; et ses airs r&#8217;n&#8217;b et doo-wop rel\u00e8ve encore le niveau avec un texte plus significatif, qui rejoignait l&#8217;ennui adolescent d&#8217;une grande partie de son \u00ab fandom \u00bb : \u00ab What do ?  Quand la t\u00e9l\u00e9vision s&#8217;arr\u00eate&#8230; peut-\u00eatre que vous regardez simplement l&#8217;\u00e9cran et qu&#8217;il dispara\u00eet \/ Il y a un endroit pour quand vous vous ennuyez \/ C&#8217;est pour cela que vous gagnez de l&#8217;argent \/ Boire et danser jusqu&#8217;\u00e0 4 heures du matin \/ Parler aux gens avec qui vous je ne sais pas du tout.  Une fin digne pour un album dans lequel peut-\u00eatre (avec 14 titres au total, ce qui est tr\u00e8s rare \u00e0 l&#8217;\u00e9poque) l&#8217;absence de ce trio de chansons n&#8217;aurait pas manqu\u00e9.<\/p>\n<p>Avant de terminer, il semble juste de parler de &#8216;<a rel=\"nofollow noopener\" href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=O4irXQhgMqg\" target=\"_blank\">Peint le en noir<\/a>&#8216;, en tenant compte du fait qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 inclus dans l&#8217;\u00e9dition am\u00e9ricaine de &#8216;Aftermath&#8217; (mais pas dans l&#8217;\u00e9dition britannique ou espagnole), et en ouvrant \u00e9galement l&#8217;album.  D&#8217;autant plus si l&#8217;on consid\u00e8re un fait fascinant : il s&#8217;av\u00e8re qu&#8217;il s&#8217;agit &#8211; de loin &#8211; de la chanson des Rolling Stones la plus \u00e9cout\u00e9e sur Spotify (pr\u00e8s d&#8217;un milliard contre 500 millions pour &#8216;Start Me Up&#8217;).  Un cas curieux similaire \u00e0 celui de &#8216;Here Comes the Sun&#8217; des Beatles, et qui montre \u00e0 quel point les go\u00fbts du nouvel auditeur moyen ne favorisent pas toujours les classiques les plus canoniques des groupes l\u00e9gendaires.<\/p>\n<p>&#8216;Paint it, Black&#8217; est probablement la chanson de toutes ces sessions sur laquelle la main de Brian Jones a eu le plus d&#8217;impact.  Ce qui a commenc\u00e9 comme une chanson au tempo lent avec une sensation plus \u00e9mouvante a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9 en plaisantant par Bill Wyman assis devant un orgue, la jouant dans le style d\u2019un \u00ab klezmer \u00bb juif.  \u00c0 ce moment-l\u00e0, la chanson a cliqu\u00e9 avec l&#8217;ajout d&#8217;une ligne de sitar con\u00e7ue par Jones dans une gamme mineure aux consonances tr\u00e8s orientales, et le reste appartient \u00e0 l&#8217;histoire.  De m\u00eame, les paroles sont \u00e9vocatrices et fascinantes, avec ces vers qui semblent exprimer les sentiments d\u00e9pressifs de quelqu&#8217;un qui a peut-\u00eatre perdu un \u00eatre cher (\u00ab Je vois une porte rouge et je veux qu&#8217;elle soit peinte en noir \/ Plus d&#8217;odeurs \/ Je dois d\u00e9tourne le regard Jusqu&#8217;\u00e0 ce que mes t\u00e9n\u00e8bres disparaissent \/ Je vois une rang\u00e9e de voitures, toutes peintes en noir \/ avec des fleurs et mon amour, tous deux disparus \u00e0 jamais. <\/p>\n<p>L&#8217;h\u00e9ritage de cette chanson est la preuve que le saut quantique fait par les Stones en 1965\/66 avec \u00ab Aftermath \u00bb les sauverait non seulement de l&#8217;obsolescence redout\u00e9e par Loog Oldham, mais les propulserait dans une s\u00e9quence d&#8217;albums ult\u00e9rieurs qui resteraient en m\u00e9moire. dans l&#8217;histoire.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/jenesaispop.com\/2023\/10\/23\/464787\/rolling-stones-aftermath-critica\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ttn-fr-64<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La premi\u00e8re de nos revues de la carri\u00e8re des Rolling Stones ne pouvait que commencer avec leur premier v\u00e9ritable grand travail, \u00ab Aftermath \u00bb. 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