{"id":970135,"date":"2023-10-14T13:38:42","date_gmt":"2023-10-14T15:38:42","guid":{"rendered":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/yeule-softscars\/"},"modified":"2023-10-14T13:38:45","modified_gmt":"2023-10-14T15:38:45","slug":"yeule-softscars","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/yeule-softscars\/","title":{"rendered":"yeule \/ softscars"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div>\n<p>Sur son troisi\u00e8me album, Nat \u0106miel, qui signe sous le pseudonyme de yeule, s&#8217;impose comme l&#8217;un des talents les plus singuliers de la sc\u00e8ne musicale alternative.  &#8216;<a rel=\"nofollow noopener\" href=\"https:\/\/yeule.bandcamp.com\/album\/serotonin-ii\" target=\"_blank\">S\u00e9rotonine II<\/a>\u00bb Il oscille entre pop et ambient, ce qui donne lieu \u00e0 une \u0153uvre hypnotique et nuanc\u00e9e qui fait office d&#8217;excellente lettre d&#8217;introduction ;  en el estupendo &#8216;Glitch Princess&#8217; construy\u00f3 todo un mundo digital dist\u00f3pico en el que, mediante su alter ego ciborg, ofrec\u00eda un sonido glitch e industrial sin renunciar a sus impulsos experimentales y atmosf\u00e9ricos (el \u00e1lbum se cerraba con una irreverente pieza ambient de casi 5 Heures).  Aujourd&#8217;hui, avec &#8216;softcars&#8217;, yeule continue d&#8217;explorer ses multiples sources d&#8217;inspiration, emmenant sa musique vers des terrains inexplor\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, s&#8217;\u00e9loignant de ses deux \u0153uvres pr\u00e9c\u00e9dentes et en m\u00eame temps les \u00e9largissant, faisant de sa discographie un univers fascinant dans lequel Aller se faire cuire un \u0153uf. <\/p>\n<p>Le premier morceau, &#8216;xw x&#8217;, est d\u00e9j\u00e0 une d\u00e9claration d&#8217;intentions qui repr\u00e9sente une rupture avec tout leur son pr\u00e9c\u00e9dent.  C&#8217;est une ouverture grunge \u00e9tonnamment \u00e9nergique, o\u00f9 Yeule hurle sur des percussions tonitruantes et une ligne de guitare suggestive.  &#8216;sulky baby&#8217; continue de rendre hommage au rock alternatif des ann\u00e9es 90, se rapprochant cette fois du shoegaze et de la dream pop.  C&#8217;est le genre de chanson dans laquelle \u0106miel brille\u00a0: une belle m\u00e9lodie, une production suggestive pleine de couches et de paroles qui d\u00e9montrent une fois de plus qu&#8217;il y a peu d&#8217;artistes qui savent d\u00e9crire la d\u00e9solation d&#8217;une mani\u00e8re aussi brute et po\u00e9tique (&#8220;Some Days I Can&#8217; Je ne crois pas que je suis toujours l\u00e0 \/ certains jours, j&#8217;ai l&#8217;impression de n&#8217;avoir plus de larmes \u00e0 verser \u00bb, \u00ab les r\u00eaves que tu poursuis \/ deviennent un espace d\u00e9nu\u00e9 de sens \u00bb). <\/p>\n<p>L&#8217;imagerie gothique de Yeule continue de s&#8217;\u00e9tendre dans le troisi\u00e8me morceau, \u00ab softscars \u00bb, une aventure quelque part entre glitch pop et shoegaze o\u00f9 ils parlent d&#8217;anges d\u00e9chus assoiff\u00e9s de sang et de relations tortueuses qui font mal comme des poignards dans la poitrine.  Sur le m\u00eame chemin d&#8217;engouements platoniques et impossibles, la ballade dream pop &#8216;ghosts&#8217; &#8211; qui n&#8217;est pas sans rappeler Broken Social Scene et son mythique &#8216;<a rel=\"nofollow noopener\" href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=wLaDksDOcE4\" target=\"_blank\">Hymnes pour une fille de dix-sept ans<\/a>&#8216;- fait vibrer avec sa m\u00e9lodie nostalgique, avec ses manipulations \u00e9lectroniques caract\u00e9ristiques qui se faufilent entre ses accords de guitare acoustique et, bien s\u00fbr, aussi avec ce &#8220;Only eye like you can see ghosts \/ ghosts like me&#8221; au d\u00e9but du refrain. <\/p>\n<p>Dans &#8216;Dazies&#8217;, l&#8217;une des meilleures et des plus ambitieuses productions de son catalogue, Yeule alterne des passages bruyants o\u00f9 sa voix est noy\u00e9e dans une instrumentation oppressante, avec d&#8217;autres acoustiques o\u00f9 il n&#8217;y a pratiquement que voix et guitare.  La chanson prend continuellement des directions inattendues, acc\u00e9l\u00e9rant le rythme et le ralentissant \u00e0 volont\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;elle m\u00e8ne \u00e0 \u00ab Fish in the pool \u00bb, un morceau instrumental calme qui fonctionne comme un interm\u00e8de entre la premi\u00e8re et la deuxi\u00e8me partie de l&#8217;album. <\/p>\n<p>Dans cette partie basse de la s\u00e9quence, il y a aussi de la place pour des surprises, comme &#8216;inferno&#8217;, dont les synth\u00e9tiseurs entra\u00eenants et l&#8217;air house l&#8217;\u00e9loignent consid\u00e9rablement de ce qu&#8217;on avait entendu jusqu&#8217;alors.  Cependant, son int\u00e9gration dans la s\u00e9quence constitue l\u2019un des moments les plus rafra\u00eechissants du projet.  La ballade glitch \u00ab bloodbunny \u00bb nous emm\u00e8ne sur un chemin similaire et nous ram\u00e8ne \u00e0 \u00ab Glitch Princess \u00bb.  Mais il ne faut pas longtemps pour que le grunge r\u00e9apparaisse, d\u00e9sormais dans \u00ab cyber Meat \u00bb, une chanson exultante avec un arri\u00e8re-go\u00fbt cyberpunk et une m\u00e9lodie insouciante et amusante.  Parmi ses images sinistres caract\u00e9ristiques pleines de sang, d\u2019os, d\u2019\u00e9pines, de couteaux et de vies extraterrestres, il laisse place \u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration de son non-binaryisme dans ce qui est un moment inattendu et tendre. <\/p>\n<p>Nat \u0106miel termine son album avec &#8216;aphex twin flame&#8217;, une belle ballade acoustique avec ses touches glitch habituelles qui dans son titre fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&#8217;une de ses influences tr\u00e8s claires, mettant fin \u00e0 une \u0153uvre sophistiqu\u00e9e et audacieuse, qui navigue toujours avec solvabilit\u00e9 entre la nostalgie et le futurisme.  Les chansons de \u00ab softscars \u00bb offrent le confort du familier tout en vous transportant subtilement vers de fascinantes dystopies post-humaines. <\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/jenesaispop.com\/2023\/10\/14\/464391\/yeule-softscars\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ttn-fr-64<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur son troisi\u00e8me album, Nat \u0106miel, qui signe sous le pseudonyme de yeule, s&#8217;impose comme l&#8217;un des talents les plus singuliers de la sc\u00e8ne musicale alternative. &#8216;S\u00e9rotonine II\u00bb Il oscille entre pop et ambient, ce qui donne lieu \u00e0 une \u0153uvre hypnotique et nuanc\u00e9e qui fait office d&#8217;excellente lettre d&#8217;introduction ; en el estupendo &#8216;Glitch [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":970136,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[209263,61911],"class_list":["post-970135","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-magazine","tag-softscars","tag-yeule"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/970135","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=970135"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/970135\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/970136"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=970135"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=970135"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=970135"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}